Autour de Lyon, des places de coworking gratuites pendant la grève – Bureau



Grève: opération séduction des coworkings autour de Lyon

Grève: opération séduction des coworkings autour de Lyon

Grève: opération séduction des coworkings autour de Lyon (©Jean-Philippe Ksiazek – AFP)

Une centaine de places ont été mises à disposition dans des zones périurbaines et rurales autour de Lyon mais aussi en Bourgogne ou en Auvergne. L’idée est de faire connaître ces espaces partagés.

(BFM Immo) – Pour éviter bouchons, stress et retards, des “coworkings” de la région lyonnaise offrent des postes de travail gratuitement pendant la grève de jeudi 5 décembre, une manière de faire connaitre aux salariés les avantages de ces espaces partagés, jusqu’ici avant tout prisés des indépendants. “Le 5 décembre, c’est la grève générale. Ce jour-là, profitez-en pour permettre à vos collaborateurs de tester gratuitement le télétravail à 5 minutes de chez eux”, vante L’@telier du Pilat Rhodanien, lieu géré par une communauté de communes, situé à Pélussin, en plein coeur du massif du Pilat dans la Loire.

Au total, une centaine de places sont mises à disposition dans des zones périurbaines et rurales autour de Lyon mais aussi en Bourgogne ou en Auvergne via la plate-forme “extramuros”. Le “coworking”, un mot entré en 2019 dans le Petit Robert, est en plein développement. Entre 2011 et 2017, le nombre a été multiplié par douze dans le monde. “Je rencontre beaucoup de gens qui ne savent pas qu’un salarié peut venir ici et pensent que c’est réservé aux indépendants”, remarque Manon Perrod, gestionnaire de “Work & Wall”, situé à Neyron dans l’Ain, à la sortie de l’A46.

Se faire connaître

La grève de jeudi est donc une aubaine pour tenter de se faire connaître auprès des salariés et de leurs DRH. Même si pour l’heure, les demandes restent faibles. Par exemple à “Work & Wall”, il n’y a que deux réservations sur dix postes proposés gratuitement jeudi et à Pélussin, une seule réservation pour l’instant. “Il faut arrêter de forcer les gens à aller en centre-ville. Nous proposons aux entreprises de les laisser en coworking en télétravail un jour par semaine”, explique Boris Heim, cofondateur d’extramuros, qui fédère une vingtaine de lieux.

Ce réseau va proposer à partir de janvier une plate-forme de réservation de places à destination des entreprises afin de permettre à leurs salariés d’effectuer du télétravail à côté de chez eux au prix unique de 30 euros par jour (HT). Pour Boris Heim, cette formule, qui permet du brassage et des rencontres avec d’autres professionnels, revient pour l’entreprise moins cher que d’un poste au centre-ville à l’heure où se développent les “flex office” (espaces de travail sans bureau attribué). L’objectif est aussi d’apporter de nouveaux clients aux coworkings dans ces zones car beaucoup sont fragiles économiquement et ne font pas le plein.

En France, quelque 1.800 lieux ont été dénombrés dans le rapport d’une mission sur le sujet remis au gouvernement en septembre 2018. Un jour télétravaillé pour 28,8 millions d’actifs en France représenterait en moyenne 1H10 de transport évité, soit 4,4 millions d’emplois à temps plein et 4 milliards de litres de carburant économisés, selon ce “rapport de la mission Coworking: territoires, travail, numérique”.

Avec AFP





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