À Marseille, ce 40 m2 gagne deux chambres 1

À Marseille, ce 40 m2 gagne deux chambres


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À Marseille, ce 40 m2 gagne deux chambres 1

Graphiste et illustratrice, Stéphanie Le Rouzic a bien d’autres passions parmi lesquelles la ville de Marseille et l’architecture d’intérieur. Comme elle aime passer ses week-ends sous les yeux de la Bonne Mère, accompagnée par son mari et ses deux enfants, germe l’idée d’acheter un pied-à-terre, facilement accessible de la gare Saint-Charles. Dans un quartier central, non loin du Cours Julien, elle acquiert en 2015 pour 90 000 euros un deux/trois-pièces de 40 m² sur cour, au quatrième étage d’un immeuble marseillais typique, avec plafonds hauts et cheminée. Stéphanie s’investit à fond dans la rénovation, des plans jusqu’à la décoration en passant par le suivi de travaux. Trois mois après, sa famille médusée découvre le résultat de son travail, digne d’une pro.

Mars Avril
Coup d’œil
Qui vit ici : C’est le pied-à-terre d’une famille de Parisiens
Emplacement : Rue Nau à Marseille (Ve arrondissement)
Livraison du projet : 2015
Durée des travaux : 3 mois
Superficie : 40 m²
Architecte d’intérieur : Stéphanie Le Rouzic, Société Mars-Avril
Entreprise tous corps d’état : Le coup de Main (chef de chantier : Tahar Labchri)
Budget : Achat appartement : 90 000 euros + travaux : 25 000 euros

Crédit photos : Ulrike Monso

Avant. Au quatrième étage sur jardin d’un vieil immeuble marseillais, l’appartement de 40 m² se présentait comme un « trois-fenêtres » classique, avec ses deux pièces principales, cuisine et séjour. Une salle de bains avait été cloisonnée à l’entrée tandis que le salon avait été grignoté pour accueillir un petit bureau aveugle. Pour Stéphanie, le défi était de faire tenir le programme complet d’une famille avec deux enfants dans cette toute petite surface, sans que le résultat ne paraisse étriqué.

Après. Si le plan départ de l’appartement a inspiré la jeune femme pour esquisser deux chambres, une pièce de vie et une salle de bains, elle a néanmoins bougé toutes les cloisons et remis à neuf l’appartement, hormis les menuiseries qui venaient d’être changées par des doubles vitrages.

Besoin d’un architecte d’intérieur ?

Avant. Voici la photo émanant de l’agence immobilière prise dans la pièce principale. On distingue au second plan le couloir d’entrée dans lequel on aperçoit la porte de la salle d’eau.

Comme le budget rénovation/ameublement de Stéphanie n’excédait pas 25 000 euros, elle aurait pu s’appuyer sur l’existant pour limiter les frais mais elle a pris le partir de tout refaire de fond en comble. « L’ancienne propriétaire avait dépensé 10 000 euros pour remettre à neuf le bien avant la vente, mais j’ai préféré tout casser afin d’optimiser l’espace au maximum. Au final, bien m’en a pris car les travaux de home staging relevaient du bricolage. Nous avons trouvé entre autres des problèmes électriques sous le carrelage de la cuisine », explique Stéphanie Le Rouzic.

Mars Avril

Après. La salle de bains a été maintenue à l’entrée, mais a été recloisonnée pour deux raisons : « Pouvoir composer la cuisine adjacente avec des modules de la grande distribution et lui offrir de la lumière naturelle ! » En effet, une grande fenêtre en verre dépoli récupère désormais en second jour la lumière provenant de la pièce de vie.

Avant. Au fond du couloir d’entrée se trouvait la cuisine. C’était une pièce fermée de 8 m² disposant d’une fenêtre mais sans aménagement… « Seule une pile en pierre de Cassis figurait dans un renfoncement. Ces éviers traditionnels que l’on trouve encore dans les anciens appartements de la région », explique la jeune femme.

Ulrike Monso Photographe
Après. Pour dépenser peu mais faire beaucoup d’effet, Stéphanie a dessiné sa cuisine à base de caissons et plans de travail standard. Les meubles bas intègrent le réfrigérateur, le four, le lave-vaisselle et les poubelles. Les meubles hauts montent jusqu’au plafond pour maximiser la capacité de rangement et dans un souci esthétique : « L’épicerie et les affaires pour le petit déjeuner sont à portée de mains tandis que je mets tout en haut ce dont on se sert moins comme les bentos pour les pique-niques, par exemple », explique-t-elle.

Pour une meilleure intégration du mobilier, les meubles bas n’ont pas été posés sur des pieds mais sur une chape de béton. Plus globalement, tout le sol a été refait : « Sous le stratifié nous avons trouvé des tomettes très abîmées. Nous avons coulé une chape allégée dessus puis spatulé du béton ciré, y compris sur cette plinthe sous les meubles », explique la pro.

Béton ciré : Marius Aurenti ; Meubles de cuisine : Ikea

Mars Avril
La cuisine a fière allure avec son mix de meubles ouverts et fermés. Stéphanie a parfaitement mis à profit le renfoncement existant, en posant des tablettes en bois et la rehaussant d’un rose très doux.

La propriétaire a craqué sur des plans de travail avec des chants en bois stratifiés. Pour personnaliser sa cuisine, elle a eu l’idée de faire fabriquer des poignées en chêne assorti par le menuisier qui est intervenu sur le chantier : « C’est une astuce vraiment bon marché pour une touche originale », affirme-t-elle.

Peinture : Pink Ground chez Farrow & Ball

Mars Avril

La crédence carrelée de faïence basique a permis une petite économie : « Ces carreaux n’excèdent pas 10 euros du mètre carré », précise Stéphanie. Ce qui a compensé l’obligation de changer de fenêtre avec une imposte fixe en partie basse afin que la partie haute puisse s’ouvrir au-dessus du plan de travail.

Mars Avril

Avant. La pièce de vie avec ses deux fenêtres était séparée de la cuisine par une cloison simple.

Ulrike Monso Photographe
Après. L’îlot central — conçu comme le reste de la cuisine à base de fournitures standard— est venu se nicher face à l’entrée, pile à la place de la cloison abattue. La pièce de vie est maintenant illuminée par ses trois fenêtres.

Tabourets : La Redoute ; Miroir : Anthropology

Ulrike Monso Photographe
Le miroir en rotin a été ramené par Stéphanie d’un voyage à New York : « Je l’ai acheté chez Anthropology, une boutique que j’affectionne. Il prenait toute la place dans la valise, mais je l’adore ! »

Plus généralement la jeune femme aime les jolis détails, ce qui ne nous surprend pas de la part d’une graphiste passée maîtresse dans l’art des motifs. Vous noterez les interrupteurs et les prises qu’elle a choisis, des modèles ronds en céramique dans le style vintage.

Prise et interrupteurs : Merci

Avant. La pièce de vie disposait d’une cheminée.

Ulrike Monso Photographe
Après. Stéphanie a fait le choix de la supprimer afin de maximiser la partie salon. Elle a également ôté tous les radiateurs électriques soufflants au profit d’une climatisation réversible dont l’unité extérieure a été placée dehors, sous le rebord de la fenêtre : « L’appartement est situé plein sud et, à Marseille en été, la climatisation est nécessaire. En revanche, l’hiver il ne fait pas froid et ce type de chauffage suffit amplement », justifie-t-elle.

Pour meubler le salon, la jeune femme a choisi un canapé en cuir : « C’est un canapé Ikea dont j’ai fait changer les pieds en métal par du bois. Le cuir est moins salissant à la longue que du tissu et celui-ci se patine bien avec le temps, un bon choix », estime-t-elle.

Canapé : Ikea ; Fauteuil : La Redoute ; Lampe à poser : AM.PM ; Table basse : Habitat

Mars Avril

À gauche du conduit de cheminée, le boisseau a servi à installer une bibliothèque. « L’étagère basse est triangulaire pour créer un bureau », note la jeune femme qui a employé dans le fond le même rose nude que dans la cuisine. Sur les étagères sont rangés des carnets dont elle a réalisé les couvertures et qu’elle vend toujours sous sa marque Fifi Mandirac.

Lampe de table : Ribbon chez
Habitat ; Peinture rose : Pink Ground chez Farrow & Ball ; Carnets à motifs : Fifi Mandirac

Mars Avril

Avant. La pièce de vie avait été cloisonnée dans un angle par l’ancienne propriétaire de sorte à créer un bureau de 6 m². Le renfoncement de la pièce de vie servait de chambre.

Ulrike Monso Photographe
Après. Pour Stéphanie Le Rouzic, le défi principal dans cette petite surface de 40 m² était de créer deux chambres, l’une pour le couple, l’autre pour ses deux enfants de 5 et 10 ans. Si elle a conservé peu ou prou la place d’origine de la cloison, elle a eu l’idée de placer les chambres sur une estrade de 45 cm de haut.

« Le plafond culminait à 3 m ce qui provoquait un effet cheminée dans les chambres. L’estrade permet de redimensionner les volumes harmonieusement tout en créant beaucoup de rangement », décrypte-t-elle.

Courtepointe chevrons : ramenée d’Essaouira par la propriétaire ; linge de lit :
AM.PM ; Appliques : boutique Empereur à Marseille

Mars Avril
La chambre des enfants a été conçue comme une cabine de bateau ou un wagon couchette de 7 m². « Pour dépenser un minimum, les lits superposés ont été construits sur mesure à base de lambourdes Leroy Merlin qui ont été recouvertes de médium à peindre. L’échelle a été fabriquée par le menuisier », précise Stéphanie.

Sur la gauche des lits, une bibliothèque permet aux enfants de ranger leurs livres. « Peu profonde, elle a permis de créer des cachettes derrière les couchages ! », dévoile-t-elle. Chacun des enfants a donc une niche profonde, accessible depuis son lit, dans laquelle il peut cacher ses jouets.

Mars Avril
Alors que la chambre parentale se ferme avec un rideau, celle des enfants se clôt au moyen d’une porte coulissante plaquée chêne qui se faufile derrière le grand placard leur servant de dressing.

Sur le même modèle, un second placard se trouve à l’entrée de la chambre parentale. « Impossible de mettre du rangement dans les chambres donc j’ai déporté les dressings », justifie en effet Stéphanie.

Rideau velours bleu : Ikea

Mars Avril

Dans ce grand rangement, la partie gauche renferme tringles étagères et tiroirs pour les vêtements des parents. La partie droite, pour sa part, est dédiée à la buanderie : une lavante séchante est surmontée de rayonnages dédiés au linge de maison.

Avant. Dans l’appartement d’origine, cet espace de la pièce de vie servait déjà de coin nuit.

Ulrike Monso Photographe
Après. La chambre parentale de 10 m² a été aménagée dans le renfoncement existant. À l’avant, on distingue la plateforme créée pour réduire la hauteur sous plafond des chambres : « La marche se retire et, sous l’estrade, on range valises ou matériel de bricolage. Les affaires de plage sont, quant à elles, rangées dans la marche qui fait office de coffre », détaille Stéphanie que l’on voit ici en train de manipuler le rideau de gaze de la chambre.

En velours, le second rideau « bleu Méditerranée » se marie au bois blond du chêne et permet de plonger la chambre dans la nuit.

Ulrike Monso Photographe
Les amis de Stéphanie ont suggéré qu’elle avait dû beaucoup dépenser en mobilier sur mesure, mais la jeune femme s’en défend : « Ce sont des armoires Ikea recouvertes de placage chêne. Tout le poste menuiserie sur mesure s’est monté à 3000 euros pour cet appartement », dévoile-t-elle.

La jeune femme a fait venir de Paris l’entreprise Le Coup de Main dont elle connaissait le chef de chantier Tahar Labchri pour avoir déjà fait rénover avec lui un loft à Paris et une maison en banlieue. C’est cette société tous corps d’état qui s’est également chargée de la menuiserie. « Une collaboration idéale ! », la qualifie-t-elle.

Mars Avril

Avant. Retour à l’entrée de l’appartement pour découvrir la salle de bains. « Elle était petite moche, mal fichue et il y avait un chauffe-eau rond au-dessus des toilettes », résume la pro.

Mars Avril

Après. Aujourd’hui la salle d’eau comporte une douche pensée « comme une cabine avec une arche ». De la faïence blanche et du béton ciré lui apportent une personnalité. Au-dessus des toilettes suspendues, des rayonnages permettent de ranger les affaires de toilettes. Un vieux miroir biseauté apporte une touche de charme au coin vasque.

Mars Avril

Quant au chauffe-eau il a disparu : « Nous l’avons déplacé juste à l’entrée au niveau du plafond. C’était de la place complètement inutilisée et le plafond abaissé a permis de redimensionner l’espace harmonieusement », explique Stéphanie.

Mars Avril
La famille de Stéphanie, en particulier ses deux enfants, a découvert avec bonheur ce nouveau chez-soi de week-end. C’est attablés à l’îlot qu’ils aiment passer leur temps lorsqu’ils ne galopent pas autour de la fontaine du Cours Julien, qu’ils ne sillonnent pas le centre, le Mucem ou les Calanques.

Cette jolie histoire ne s’est pas arrêtée là. Alors qu’elle avait loué l’appartement à des particuliers à un moment où ils ne l’utilisaient pas, Stéphanie s’est vu proposer un gros chantier : « Ils ont tellement aimé ma rénovation qu’ils m’ont demandé de rénover sur ce modèle 100 m² à Cassis. Une rénovation de A à Z, jusqu’au choix des petites cuillères ! », se remémore-t-elle. Cette nouvelle expérience réussie a motivé la jeune femme à changer de vie. Après avoir déménagé à Marseille, elle s’est lancée en tant qu’architecte d’intérieur-décoratrice et a monté sa société Mars-Avril en janvier dernier. Son credo ? « Un petit budget ne doit pas bloquer la volonté de rénover. Ma marque de fabrique c’est de contourner le peu de moyens par des astuces car du manque naît la créativité. »

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