Le test sérologique, expérimenté à Châteauroux. / © Antoine Werner / France Televisions

Coronavirus : à Châteauroux, les professionnels de santé expérimentent les tests sérologiques

Test plus rapide, procédé moins douloureux… Ce samedi 18 avril, à Châteauroux, des dizaines de professionnels de santé, et particulièrement des pharmaciens, ont accepté d’expérimenter le moyen le plus récent de dépister le coronavirus.

Si les autorités de santé n’ont pas encore approuvé l’efficacité du procédé, ou autorisé une mise sur le marché, la piste vaut le coup d’être explorée.
 

 

“On va se recontaminer” : le risque du déconfinement

“On a pris des mesures pour essayer de se protéger, est-ce que c’est suffisant, est-ce qu’on a bien fait ?” s’interroge Marie-Joëlle Girault, pharmacienne, volontaire pour le test sérologique.

“On peut estimer que 15% de la population a été infectée. C’est peu, il y a beaucoup de négatifs, mais si demain on ressort tous, après avoir été confinés pendant 2 mois, et que l’on croise des porteurs de la maladie, on va se recontaminer dans une chaîne sans fin estime Alain Grollaud, dirigeant du groupement de pharmacies Optipharm et du syndicat Federgy.
 

Immunisé, contaminé, ou chanceux ?

Ce sont dans les locaux d’Optipharm, à Châteauroux, que les professionnels sont venus se faire dépister gratuitement. Grâce à deux petites gouttes de sang, le test analyse la quantité de deux anticorps dans votre organisme, les IgM et les IgG.

“Les IgM arrivent en général en début de pathologie, ils permettent de marquer le fait qu’il y a une charge virale. Les IgG arrivent un peu plus tard. Ils permettent de garder en mémoire la rencontre entre l’organisme immunitaire et le virusexplique sur place Alain Neddam, PDG des laboratoires Biogyne. Le groupe n’est pas sans intérêts dans l’affaire : il se tient prêt à produire plusieurs millions de ces tests dès la sortie du confinement.
 

Le test sérologique, expérimenté à Châteauroux. / © Antoine Werner / France Televisions
Le test sérologique, expérimenté à Châteauroux. / © Antoine Werner / France Televisions

Conclusions : si vous êtes positifs au IgM, vous avez été en contact avec le virus, et vous êtes désormais protégé. Si vous êtes positifs aux IgM et aux IgG, vous êtes en incubation et susceptible de transmettre le virus. Si vous n’êtes positif ni à l’un, ni à l’autre, vous avez eu la chance de ne pas avoir été en contact avec le coronavirus.

Optipharm espère que ce test pourra être pratiqué par l’ensemble des professionnels de la santé, et ainsi généralisé à l’ensemble de la population.

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Source France 3 Région