43 m2 de rêve avec grande terrasse à Paris 14e


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43 m2 de rêve avec grande terrasse à Paris 14e 1

Ce chef d’entreprise, en quête d’un joli pied-à-terre parisien, avait du mal à trouver un petit appartement avec une grande terrasse, un ratio de surface peu commun dans l’offre immobilière de la capitale. Alors, quand ce provincial, découvre ce 43 m² avec un extérieur de 30 m², façon petite maison perchée sur un toit du quartier Alésia, c’est le coup de cœur immédiat. La contrepartie étant l’état très vétuste du deux-pièces, qui en avait d’ailleurs rebuté plus d’un. Afin de faire rénover le bien, sa rencontre avec Studio IDÀ, une jeune agence d’architecture et d’architecture intérieure, va porter ses fruits et permettre à cet heureux propriétaire de voir se transformer le deux-pièces abandonné en un luxueux écrin, avec des partis pris résolument contemporains.

STUDIO IDÀ
Coup d’œil
Qui vit ici : c’est le pied-à-terre parisien d’un chef d’entreprise qui vit en province.
Emplacement : à Paris 14e, rue d’Alésia
Superficie : appartement : 43 m² ; terrasse : 30 m²
Livraison : mai 2020
Durée des travaux : 6 mois
Architecte d’intérieur et ingénieur architecte : Lola et Alexandre Moret, du Studio IDÀ
Menuisier : Sébastien Pinel
Budget : 60 000 euros, hors mobilier, dont 10 000 euros de menuiseries intérieures sur mesure et 7000 euros pour le changement des fenêtres

Crédit photos : Denys Vinson

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Avant. Au huitième et dernier étage, avec une vue imprenable sur Paris et ses toits, le 43 m² et sa terrasse de 30 m² n’avaient jamais été rénovés depuis la construction de l’immeuble, dans les années 50. Tout était à l’état d’abandon.

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Après. Mais, le potentiel était incroyable et c’est ce qu’ont pressenti aussi bien le propriétaire que les deux professionnels du studio IDÀ lors de leur première visite.

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Avant. Comme il était de coutume à l’époque, le plan d’origine offrait de petites pièces cloisonnées, distribuées par un couloir sombre. Il y avait néanmoins une vraie surprise dans ce plan : l’entrée de l’appartement se faisait via la terrasse, comme dans une petite maison, perchée sur un toit.

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Après. En béton armé, la structure d’origine de l’immeuble, moderne pour les années 50, offrait la possibilité d’ouvrir la façade tandis que les cloisons intérieures, en briquettes, permettaient le décloisonnement complet.

Saisissant ce potentiel, les architectes ont pris le parti de transformer la surface vieillotte en bulle design, tant dans leurs choix en matière d’architecture, que, par la suite, dans leurs propositions de décoration. « Nous avons eu envie de proposer une architecture tout ouverte, lisible et simple. d’intégrer au maximum toute la technique, pour disposer d’espaces les plus vastes possibles », a en effet affirmé l’architecte et ingénieur Alexandre Moret.

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Le propriétaire qui n’avait pas d’idées préconçues sur le résultat – outre le fait de disposer une chambre et une pièce à vivre confortables pour un couple – a suivi avec confiance les préconisations des architectes. D’autant que ceux-ci travaillent sur la base de projections 3D, selon eux, « l’outil le plus simple et le plus efficace pour que les clients appréhendent le résultat final en amont ».

Archi d’intérieur : Qu’apportent plans et rendus 3D à un projet ?

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Avant. À l’origine, le couloir d’entrée desservait à gauche la salle de bains, à droite la cuisine. Tout au fond, le salon, qui permettait l’accès à la chambre, présentait une baie vitrée avec vue sur les tours du 13e arrondissement.

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Après. Sur l’emprise des chambre, cuisine, couloir et pièce d’eau s’épanouit désormais la pièce de vie. Celle-ci profite directement de la terrasse et de sa vue qui embrasse Paris jusqu’à la tour Eiffel.

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Avant. L’ancien séjour était placé côté rue et les pièces intimes (chambre, salle de bains) côté terrasse. Les architectes ont jugé indispensable de revoir l’aménagement global de l’appartement en inversant cette disposition. « Nous sommes partis de l’idée que cette grande terrasse était un trésor rare à Paris et avons travaillé à faire du lien entre extérieur et intérieur où que l’on soit dans l’appartement », partagent-ils.

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Après. Après trois mois d’étude et deux mois d’instruction pour la demande préalable de travaux à la mairie, toutes les cloisons ont été déposées. Et pour retrouver un maximum de porosité entre intérieur et extérieur, trois grandes baies vitrées avec double vitrage acoustique Kline ont été posées côté terrasse, sur la base des ouvertures existantes.

Le long de la terrasse est venue s’épanouir la pièce de vie, en contrebas de deux marches. « Impossible en effet de poser les baies vitrées à fleur de terrasse quand l’étanchéité n’a pas été faite en dessous au moment de la construction. Il nous a fallu créer un jeu de dénivelés en intérieur et un autre en extérieur, que nous avons gérés le plus esthétiquement possible », explique en effet Alexandre Moret.

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Avant. Le propriétaire avait mis l’accent sur son désir d’un appartement bien isolé phoniquement et thermiquement. Les professionnels ont fait le choix d’abaisser de 15 cm le plafond avec un système de suspentes afin de garantir une isolation de premier ordre et de faire circuler plusieurs éléments techniques. « Nous avons ainsi pu installer une isolation en laine de verre Par-Phonic, la ventilation, la climatisation et le système de sonorisation Artsound, 8 enceintes de 12 cm de diamètre réparties dans les différentes pièces. Pour gérer le faux plafond au niveau des fenêtres, nous avons installé un système de jouées* et de boîtes à rideau », détaille en effet Alexandre Moret. Dans les cloisons et sur la façade, les murs ont été isolés avec de la laine de bois.

* Jouée : une retombée qui facilite le changement de niveau du plafond et permettant d’échapper aux obstacles venant interrompre sa continuité.

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Après. Au niveau du style, le cahier des charges était libre. Le propriétaire les a simplement guidés avec ces trois mots : « Contemporain, luminosité et simplicité. »

« Cette liberté représentait une formidable aubaine pour nous et nous nous sommes fait vraiment plaisir », relatent les pros. Liberté qui leur a même permis de renouer avec la créativité encouragée par leurs années de formation respectives en école d’architecture. « Un soir de réunion de chantier, le soleil couchant tapait juste sur ce mur et la lumière était d’un orange vif. C’était si beau, tel un tableau, que l’on a reproduit l’effet avec cette création abstraite, à partir d’un panneau de décor ondulé peint en un orange brique », partage Alexandre.

Partant de la base de la bâtisse moderniste des années 50, les pros ont réfléchi en termes de minimalisme et d’un rendu noble des matières. « Le béton ciré au sol nous a paru une évidence. Nous aimions son aspect minéral dans lequel se perçoit la main de l’homme car elle est spatulée à la main », affirment-ils. Puis, ayant la tâche de sélectionner aussi bien l’agencement que la décoration, ils ont proposé de sortir des sentiers battus. « Nous avons joué à fond la carte du pied-à-terre ! », résument-ils. Ainsi dans le coin salon, l’éternel canapé a laissé place à un daybed plus contemporain, accompagné de tables aux formes totémiques et de l’iconique fauteuil Platner de chez Knoll.

Banquette : AM.PM ; Tables : Maisons du Monde

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Une bibliothèque en mélaminé effet noyer apporte du contraste en tranchant sur les murs blancs et le gris souris du béton ciré. Habillant tout un pan de mur, elle cadre la zone salon tout en apportant du graphisme avec son dessin en quadrillage.

« Cette bibliothèque a été réalisée par le menuisier Sébastien Pinel sur la base de nos dessins. Cette collaboration a été très intéressante. Il nous a même fourni des solutions techniques pour affiner nos montants et simplifier la création
», partage Alexandre.


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Avant. La chambre donnait à l’origine sur la terrasse. À cet emplacement figure désormais le coin salon.

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Après. Au moment de la démolition, les architectes ont mis à jour un poteau porteur, pris dans la cloison entre les anciennes chambre et cuisine. Ils ont cherché à l’intégrer le plus esthétiquement possible et l’ont maquillé en conduit de cheminée. En effet, autour du poteau a été dessiné un foyer à l’éthanol dont on distingue au sol la bouche en Inox brossé. Le fond a été constitué par un panneau de décor en bois ondulé de chez Orac Decor.

Pensé comme une niche décorative, l’arrière du poteau a été équipé de tablettes en verre qui s’illuminent le soir venu. L’éclairage de cet appartement a d’ailleurs été minutieusement étudié pour lui apporter un véritable confort de nuit. Des spots ont été encastrés au plafond et un ruban LED camouflé dans la jouée. Un éclairage indirect a également été placé dans la bibliothèque, la colonne de la cheminée qui sert de bar et la crédence de la cuisine.

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Avant. La cuisine se situait auparavant, à peu près au centre de la nouvelle pièce de vie. L’aménagement à base de Formica marron et de peinture orange trahissait les années 70.

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Après. La cuisine a rejoint le côté droit de la pièce de vie, face au salon. Un emplacement qui avait l’avantage de pouvoir profiter des évacuations et arrivées d’eau de l’ancienne salle de bains et toilettes.

Au centre de la pièce, la salle à manger a été composée autour d’une table réalisée sur mesure pour cet appartement. Deux tabourets complètent le coin repas.

Tabourets : BoConcept

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Avant. Ce visuel en cours de chantier illustre la volonté de décloisonnement intégral. On y observe le travail de création d’un plafond suspendu avec la mise en place de suspentes. Côté gauche, se situait le couloir d’entrée et au fond, les salles de bains et toilettes, là où l’on distingue un ancien conduit de cheminée. À droite, l’ancien séjour est en train de se muer en chambre, derrière les portes à galandage dont on distingue les bâtis Scrigno. Le volume en cours de cloisonnement est celui du dressing.

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Après. La cuisine, souhaitée la plus aérienne et minimaliste qu’il soit, s’est appuyée sur un pan de mur en biais et un ancien conduit de cheminée. La difficulté d’aménager ce conduit a donné naissance à l’idée théâtrale d’un panneau de fond de scène encadré par un jeu graphique d’étagères. « Nous avons décidé d’exagérer le défaut, le scénographier et le mettre en lumière avec un panneau de marbre. Il s’agit d’une céramique de 6 mm d’épaisseur effet Calacatta, qui se pose comme du verre avec des ventouses. Comme nous souhaitions le moins de joints possibles, nous avons été nous fournir chez Atlas Concorde dont les panneaux vont jusqu’à 160 x 320 cm », détaille le pro.

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Le mobilier a ensuite été conçu comme une console. Afin de faire paraître la cuisine en lévitation, les caissons ont été posés sur des pieds en alu effet miroir, nécessaires pour supporter le linéaire. Hormis le four, l’électroménager a été dissimulé : « Le réfrigérateur est dans une colonne qui se cache à droite du plan de travail. Et le petit électroménager (cafetière, toaster, mixer, bouilloire) est rangé sur les étagères hautes, qui s’enfoncent de 30 cm derrière le panneau central », dévoile Alexandre.

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Avant. À l’origine, le séjour prenait place au fond de l’appartement qui donne côté rue. C’est aujourd’hui la chambre qui a regagné ce volume.

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Après. Afin de profiter de l’appartement entier comme d’un volume traversant et complètement ouvert, les architectes ont équipé la chambre de deux grandes portes à galandage créant un passage de 140 cm de large. « Des portes toute hauteur ! », insiste l’architecte, car « elles permettent de ne pas perdre de sensation de hauteur sous plafond, limité ici à 245 cm et de reconfigurer complètement les lieux en faisant apparaître ou disparaître une cloison. »

Il n’était pas prévu que la chambre fasse l’objet d’une recherche déco particulière mais en cours de chantier, les architectes, très ouverts aux idées de récupération et séduits par l’harmonie que ce détail apportait à l’ensemble, ont imaginé et dessiné une tête de lit rehaussée de bandes de chant en mélaminé dont il restait des chutes provenant de la bibliothèque. Sébastien Pinel, le menuisier, l’a réalisée à partir de toile de lin tendue sur des tasseaux recouverts de ouate, et de ces bandes de chant.

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La problématique des architectes était de créer une surface minimaliste et ouverte, tout en ne faisant pas fi d’un maximum de rangements. Le dressing et la salle de bains sont venus se cacher dans des volumes cloisonnés en pied de lit tandis qu’au centre, face au lit, a été suspendu l’écran plat.

Le dressing se compose de deux placards face à face, aux portes en mélaminé aspect noyer. Il fait office de jonction entre la chambre et les toilettes/buanderie qui sont dissimulées tout au fond, derrière une porte miroir.

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À droite, le long de la baie vitrée, un coffrage perforé a été réalisé pour cacher les radiateurs en fonte. L’appartement bénéficie du chauffage à eau chaude collectif. Dans la pièce de vie, un radiateur plinthe a été installé derrière la banquette.

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La salle de bains a été créée dans la même harmonie contemporaine : béton ciré au sol, vasque de forme totémique, douche à l’italienne recouverte de marbre. « Nous avons employé le même matériau qu’à la cuisine – des dalles de carrelage céramique effet marbre – mais en finition antidérapante », précise Lola.

STUDIO IDÀ
La terrasse ne faisait pas partie de la mission du Studio IDÀ qui a néanmoins préconisé la création d’un bac maçonné sur mesure pour créer une zone végétalisée autour d’un poteau porteur existant et une couverture en dalles sur plot de la couleur du béton ciré de l’intérieur. Un éclairage a été prévu sous la terrasse afin de profiter de douces soirées parisiennes.

Enfin, nous retiendrons de ce projet son parfait respect du budget initial de 60 000 euros, soit moins de 1400 euros du mètre carré pour une rénovation intégrale, avec un soin particulier accordé à la rénovation thermique et phonique. « Nous ne souhaitons pas faire partie de ceux qui vendent du rêve à des clients pour qu’ils découvrent qu’ils ne peuvent se le payer. Tenir notre budget est une base et nous souhaiterions que nos clients puissent avoir autant confiance dans leur architecte que leur médecin », ont conclu Alexandre et Lola.

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