Immobilier : les loyers bientôt encadrés à Lyon 1

Immobilier : les loyers bientôt encadrés à Lyon


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Publié le 6 oct. 2020 à 18:58

Après Paris, Lille, Bordeaux et Montpellier, c’est au tour de Lyon de vouloir encadrer ses loyers. Lundi, le conseil de la métropole a autorisé son président Bruno Bernard à déposer un dossier en ce sens auprès de l’Etat, pour une mise en oeuvre espérée courant 2021. Reste à savoir si toutes les conditions seront réunies. « On a une augmentation du prix du foncier à l’achat très forte sur Lyon et Villeurbanne, 6 à 7 % par an, et je ne souhaite pas que cela soit répercuté sur les loyers », a justifié Bruno Bernard à la sortie du conseil de la métropole. Un avis que ne partagent pas les professionnels du secteur, qui mettent en avant l’expérience mitigée de Paris . 

Sylvain Grataloup, président de l’Union Nationale des Propriétaires du Rhône UNPI 69, craint de voir une hausse des logements vacants, à cause du départ de nombreux propriétaires investisseurs. « Quand on a une mesure qui est prise sans dialogue social, il est évident qu’elle sera inefficace. A Lyon il n’y a pas de problème de zones tendues, il n’y a pas d’augmentation des loyers significative qui justifie de telles mesures. Les propriétaires ont l’impression de pallier les carences de l’Etat », a-t-il déclaré à la presse.

Prévu par la loi pour l’accès au logement et à un urbanisme rénové du 24 mars 2014, ce dispositif consiste à fixer des plafonds de loyer par quartier, type d’immeubles et de logements. Tout bailleur doit s’y soumettre à l’entrée d’un nouveau locataire dans un logement, meublé ou vide. La loi Elan du 23 novembre 2018, précise que pour qu’il soit mis en oeuvre, la collectivité doit démontrer « un déséquilibre marqué entre l’offre et la demande de logements, entraînant des difficultés sérieuses d’accès au logement ». Cela doit se traduire, par exemple, par un écart important entre loyers privés et sociaux, un niveau de loyer médian élevé, une construction faible sur les cinq dernières années ou des perspectives limitées de production pluriannuelle.

Un marché tendu toutes surfaces confondues

D’après Price Hubble, toute typologie confondue, les loyers de l’agglomération lyonnaise ont connu une augmentation significative de 12,4 % entre 2018 et aujourd’hui. Cette hausse doit tout de même être relativisée . Il est nécessaire de différencier la dynamique des T2 et des T3 (respectivement + 11,9 % et + 14 %) de celle des studios, qui étaient déjà chers, et qui ont peu augmenté (+ 4,6 % sur deux ans). Plus précisément, le loyer des studios au mètre carré s’élève aujourd’hui à 20,90 euros contre 18,02 euros le mètre carré pour un T2.

Si la demande lyonnaise devait être acceptée par l’Etat, un dialogue s’engagera alors avec les autorités pour déterminer un certain nombre de zones. Dans chacune d’elles, le loyer maximum applicable correspondra au loyer médian du quartier plus 20 %.


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