Les prix des logements continuent de se stabiliser (Meilleurs Agents) 1

Les prix des logements continuent de se stabiliser (Meilleurs Agents)


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Les prix des logements continuent de se stabiliser (Meilleurs Agents) 2

© franz massard / Adobe Stock

En octobre, selon le baromètre de Meilleurs Agents, la stabilisation des prix se confirme et les dix plus grandes villes de l’Hexagone poursuivent leur phase d’atterrissage (0 %). Cependant, toutes ne suivent pas le même rythme : certaines d’entre elles enregistrent même un léger soubresaut après le traditionnel tassement saisonnier de la rentrée, à l’image de Lille (+0,4 %), Nantes (+0,4 %) ou encore Strasbourg (+0,6 %). Quant aux autres, dont Paris (-0,6 %), Toulouse et Bordeaux (-0,7 %), elles connaissent à l’inverse une pression baissière plus ou moins marquée dans laquelle la question de l’emploi et du pouvoir d’achat immobilier joue un rôle de catalyseur en cette période d’incertitudes économiques liées à la pandémie de coronavirus.

C’est dans ce contexte de fragilité qu’est annoncé le nouveau confinement de la population française. Premier effet immédiat pour le marché immobilier : sa mise à l’arrêt. Cependant, pour l’ensemble des acteurs de la transaction immobilière (agences, notaires, banques, etc.), la situation n’est plus inédite. Tout le secteur est désormais bien mieux préparé et digitalisé pour poursuivre une certaine activité. Ainsi, le mois de novembre devrait voir uniquement la conclusion de projets déjà bien engagés.

Si le premier confinement a donné un coup d’arrêt à la fièvre immobilière des cinq dernières années, équilibrant le rapport de force entre acheteurs et vendeurs. La plupart des grandes agglomérations françaises dont la tension immobilière dépassait les 20 % au début de l’année atteignent à l’heure actuelle un ratio proche d’un acheteur pour un vendeur, pointe le baromètre. Il y a encore quelques semaines, ce rééquilibrage laissait penser que les prix de l’immobilier étaient en voie de stabilisation. Ce scénario semble aujourd’hui s’éloigner, car ce nouveau confinement ne peut qu’amplifier la fragilisation de la demande.

Les banques, quant à elles, continuaient jusqu’ici leur rôle de financeur en proposant des taux d’intérêts très bas. Une incertitude demeure désormais sur leur politique d’octroi de crédit, compte-tenu du contexte et de l’impact de ce nouveau confinement sur la solvabilité des ménages. Le resserrement des conditions d’octroi de crédits vers les meilleurs profils risque donc d’être exacerbé, impactant directement la demande. Au-delà de la possibilité des ménages à rentrer sur le marché, c’est désormais la volonté qui risque de leur manquer.

Compte tenu de ces éléments et à l’inverse de l’effervescence immobilière des mois de mai et juin, la sortie de ce nouveau confinement ne devrait pas connaître de rebond spectaculaire tant sur les volumes que sur les prix, anticipe le baromètre. Et à plus long-terme ? Meilleurs Agents annonçait en septembre l’entrée dans une nouvelle ère avec une stabilisation des prix de l’ordre de -1 % au national. Cette prévision se basait sur une hypothèse d’absence de nouveau confinement ou d’application de restrictions fortes. La situation actuelle amène à réévaluer ces prévisions. À date, les nombreuses incertitudes qui demeurent (durée de la crise, maintien du niveau de l’activité, troisième vague) ne permettent pas de chiffrer précisément l’impact pour le marché immobilier. Pour autant, Meilleurs Agents estime que loin d’une stabilisation, c’est bien une phase de repli qui attend le marché immobilier.


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