Les transactions sur les biens supérieurs à 1 M€ atteignent 4,5 Mds€ à Paris (Daniel Féau) 1

Les transactions sur les biens supérieurs à 1 M€ atteignent 4,5 Mds€ à Paris (Daniel Féau)


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© franz massard / Adobe Stock

Sur 12 mois, le marché de l’immobilier parisien représente actuellement 20 Mds€ de ventes, dont 4,5 Mds€ environ concernent des biens supérieurs à 1 M€, rapporte le groupe Daniel Féau. Ce dernier segment représente environ 3 000 ventes à Paris, sur un total de 37 000 ventes, soit 8 % du marché.

Les biens de plus de 2 M€ représentent moins de 500 transactions. Le marché parisien du luxe est donc relativement étroit. Le prix moyen du m² parisien a triplé en 20 ans. Il est actuellement selon les notaires, légèrement supérieur à 10 000 € du m².

Les transactions effectuées les agences Daniel Féau l’ont été en moyenne à :

  • 12 071 €/m² pour les ventes de 750 000 € à 1 500 000 €, en progression de 6,7 % sur un an
  • 13 474 € / m² pour les ventes de 1 500 000 € à 3 000 000 €, en progression de 7,5 % sur un an
  • 18 423 €/m² pour les ventes supérieures à 3 000 000 €, en progression de 3,6 % sur un an

Sur ce segment supérieur à 1 M€, sur les 12 derniers mois référencés par les notaires, les agences Daniel Féau et Belles demeures de France ont réalisé :

  • 9,6 % des montants vendus entre 1 et 2 M€, soit 1 vente sur 10 effectuée à Paris
  • 21,6% des montants vendus entre 2 et 4 M€, soit 2 ventes sur 10 effectuées à Paris
  • 53,6% des transactions supérieures à 4 M€, soit 5 ventes sur 10 effectuées à Paris

Si les prix ont augmenté beaucoup plus vite que l’inflation, les volumes en revanche évoluent dans un couloir compris entre 33 000 et 37 000 ventes annuelles.

L’offre est plus rigide à Paris que dans les autres métropoles mondiales, selon Daniel Féau : « En effet, le bâti parisien est limité en hauteur (pas de tours) et la loi SRU sur le renouvellement urbain datant de 2000 a rendu non viables les opérations de construction à Paris (à l’exception des 18e, 19e et 20e arrondissements).mL’offre est donc structurellement figée sur l’existant à Paris. »

Face à cette offre figée, la demande est toujours plus forte, continue le groupe : « Ceci s’explique notamment par plusieurs raisons ; Paris est la 1ère métropole touristique au monde avec plus de 19 millions de visiteurs. Également, Paris concentre plus que dans d’autres pays, les centres de décisions politiques, économiques et financiers et est la première vitrine du luxe à l’échelle internationale. De plus, l’architecture des immeubles parisiens, notamment dans les quartiers historiques et résidentiels est unique et recherchée par les parisiens, mais aussi par les provinciaux et les étrangers. L’immeuble haussmannien, qui est le bâti dominant dans ces quartiers, n’a pas d’équivalent au monde. »

La clientèle étrangère très active

La clientèle étrangère – acquéreurs non-résidents fiscalement – des agences Daniel Féau et Belles demeures de France, est présente dans 20 % de leurs ventes entre 2 et 4 M€ et dans 40 % de nos ventes supérieures à 4 M€.

Le Brexit a accentué cette tendance de l’achat par les non-résidents à Paris notamment sur les ventes autour de 2 M€. À cela s’ajoute, du fait de la flat tax et de la fin de l’ISF, le retour d’investisseurs et d’entrepreneurs français, qui résidaient à l’étranger pour des raisons fiscales.

Au-delà de 10 M€, les non-résidents sont majoritaires dans nos ventes, les ventes supérieures à 50 M€ étant la chasse gardée des princes du Golfe.

Pour les appartements familiaux recherchés par les français, le niveau des taux d’intérêts – dont le consensus est qu’ils resteront historiquement bas à moyen terme – contribue effectivement à raffermir la demande.


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