Le Covid-19 devrait accélérer des tendances de fond des marchés immobiliers (PGIM)


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Le Covid-19 devrait accélérer des tendances de fond des marchés immobiliers (PGIM) 2

Peter Hayes
© PGIM Real Estate

Peter Hayes, directeur monde de la recherche immobilière chez PGIM Real Estate, revient sur l’impact potentiel du Covid-19 sur les marchés immobiliers mondiaux.

Selon lui, de la même façon que les conséquences de la crise financière de 2008 sur l’économie mondiale sont encore aujourd’hui palpables (réglementation accrue du secteur bancaire, cycles de développement contraints, ratios d’endettement plus faibles que par le passé) il est probable que la Covid-19 ait un impact durable sur l’économie en général et le secteur immobilier en particulier.

Bien que la crise n’en soit toujours qu’à ses prémices dans de nombreuses régions du monde, Peter Hayes a d’ores et déjà pu faire certaines observations notamment quant à ses implications pour les marchés immobiliers.

Tout d’abord, certains secteurs immobiliers dont la demande repose sur une utilisation intensive des espaces vont être durablement impactés, avance Peter Hayes. L’effet sera plus prononcé pendant la crise sanitaire elle-même, la législation en vigueur dans certains pays d’Europe et des Etats-Unis permettant à de nombreux locataires de suspendre le paiement de leur loyer jusqu’à ce que les conditions d’occupation se normalisent.

« L’impact devrait également persister durant la période d’inquiétude et d’incertitude vis-à-vis d’une potentielle résurgence du virus qui s’en suivra. Le commerce de détail, les loisirs, l’hôtellerie le co-working comptent parmi les secteurs les plus exposés à la crise, même si tous en ressentiront à un moment ou un autre les effets », déclare Peter Hayes.

Les tendances actuelles devraient s’accélérer

Pour lui, la pandémie de Covid-19 devrait également accélérer et exacerber plusieurs tendances de fond sur lesquelles les investisseurs immobiliers avaient déjà commencé à capitaliser ces dernières années. À savoir l’essor du e-commerce, l’amélioration des chaînes d’approvisionnement, ou encore les pratiques de travail flexibles, favorisé par de nombreuses entreprises ces derniers mois.

Si plusieurs tendances de fond devaient s’accélérer avec la crise, les dynamiques de long terme resteraient également les mêmes. Le vieillissement de la population, la diminution de la part des actifs et la croissance plus faible de la productivité, ne seront dans l’ensemble pas affectés, selon Peter Hayes. « Par ailleurs, bien qu’il soit possible que l’inflation augmente temporairement, la crise actuelle ne devrait pas entraîner une remontée spectaculaire des taux d’intérêt. En effet, si la prime de risque augmente en raison des incertitudes relatives aux flux de trésorerie à court terme, il n’existe aucune raison structurelle pour qu’elle reste durablement plus élevée qu’avant la crise », souligne-t-il.

 « Même si la crise s’avère grave et que le retour à la normale prend un certain temps, des opportunités à des prix attractifs devraient bientôt se présenter aux investisseurs disposant de réserves de capital immédiatement disponibles. Une fois la chute des prix terminée, ou si les marchés évitent de graves dommages, les investisseurs devraient ensuite revenir à la plupart des thèmes structurels qui ont dominé le paysage de l’investissement immobilier ces dernières années, à savoir notamment l’expansion de la logistique, la demande pour le secteur résidentiel locatif et les stratégies d’investissement socialement responsables », conclut le directeur de la recherche immobilière de PGIM Real Estate.

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Source Baromètre

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