Hausse du smic: les conséquences sur votre retraite 1

Hausse du smic: les conséquences sur votre retraite


L'immobilier recrute ! Devenez négociateur immobilier ou partager l'info...



Correspondant au salaire minimum que le salarié français doit percevoir d’un point de vue légal, le salaire minimum interprofessionnel de croissance (smic) est indexé sur l’inflation. Il doit notamment être augmenté automatiquement si l’indice des prix à la consommation augmente d’au moins 2% par rapport à l’indice constaté lors de son dernier établissement, et ce, dans les mêmes proportions. Avec des prix à la consommation qui ont progressé de 2,2% sur un an au mois de septembre dernier, le smic a été revalorisé dans les mêmes proportions le 1-10-2021.

Des trimestres parfois plus difficiles à valider

En raison de cette revalorisation due à l’inflation, le smic mensuel a augmenté de près de 35 euros brut. Auparavant d’un montant de 1.554,58 euros brut par mois, il affiche désormais 1.589,47 euros. Cette hausse a eu un impact direct sur la retraite de certains Français. En effet, le salaire minimum sert de base pour le calcul de plusieurs plafonds vieillesse, notamment en ce qui concerne le nombre d’heures travaillées nécessaires pour valider ses trimestres de retraite. En France, un travailleur valide un trimestre à chaque fois qu’il travaille l’équivalent de 150 fois le montant horaire brut du smic, qui est passé de 10,25 euros à 10,48 euros en octobre. Forcément, la hausse du smic a augmenté le plafond à atteindre pour obtenir la validation de ses trimestres.

Alors qu’il fallait auparavant gagner 1.537,50 euros pour valider un trimestre et 6.150 euros pour en valider quatre, l’augmentation du smic oblige désormais à obtenir respectivement 1.572 euros et 6.288 euros pour valider un et quatre trimestres. Concrètement, cela veut dire que pour certaines personnes qui ne touchent pas le smic, il faudra désormais travailler ou gagner un peu plus pour obtenir le même niveau de retraite.

Qui sont les personnes concernées par une potentielle perte de trimestre?

Ce problème de validation de trimestre concerne notamment les travailleurs à temps partiel dont le taux horaire dépasse celui du smic (jobs étudiants, travailleurs à mi-temps…), et des salariés qui commencent leur contrat de travail en fin d’année. Auparavant, les personnes qui ne travaillent pas à temps plein n’avaient par exemple besoin que de gagner 512,50 euros brut mensuels pendant douze mois pour valider leurs quatre trimestres de retraite de l’année. Désormais, elles doivent toucher 524 euros par mois. Pour un salarié qui a été engagé en octobre par une entreprise et qui veut valider ses quatre trimestres avant la fin de l’année, il devra gagner au minimum 2.096 euros mensuels sur les trois derniers mois, au lieu de 2.050 euros comme avant.

Les chefs d’entreprise peuvent être également concernés. C’est le cas des employeurs qui se rémunèrent en dividendes et complètent leurs revenus en se versant le salaire minimum. Ceux-là doivent augmenter leur salaire au niveau du montant du nouveau smic pour continuer à valider leurs trimestres de la même façon qu’avant.

D’autres conséquences, notamment sur le cumul emploi-retraite

Dispositif permettant à un retraité du régime général de reprendre une activité professionnelle pour ajouter un revenu à ses pensions de retraite, le cumul emploi-retraite peut être total ou partiel. Il est total pour les personnes qui ont obtenu leurs retraites de base et complémentaires des régimes de retraite, français, étrangers et des organisations internationales, et qui remplissent les conditions ouvrant droit à une pension de retraite de base à taux plein du régime général. Pour tous les autres, le cumul emploi-retraite est dit partiel et il permet une rémunération totale (salaire et retraite) qui est plafonnée à 160% du smic ou à la moyenne des salaires des trois derniers mois d’activité (le plafond le plus avantageux est retenu). L’augmentation du smic du 1-10-2021 a ainsi permis aux personnes bénéficiant du dispositif de cumul emploi-retraite partiel d’augmenter leur rémunération cumulée maximale possible à 2.543,15 euros brut par mois, contre 2.487 euros auparavant.

La hausse du salaire minimum interprofessionnel de croissance est aussi venue augmenter le plafond des ressources nécessaires, qui limite l’obtention de la pension de réversion. Pour un veuf ou une veuve vivant seule et dont l’époux ou l’épouse travaillait dans le privé ou comme indépendant (les conditions changent pour une personne s’étant remise en couple et si le défunt était fonctionnaire), le plafond de ressources annuelles est de 2.080 fois le smic horaire. Soit 21.798,40 euros par an depuis le 1er octobre au lieu de 21.320 euros par an. De nouvelles personnes veuves sont donc désormais éligibles à une pension de réversion.

(Par la rédaction de l’agence hREF)


L'immobilier recrute ! Devenez négociateur immobilier ou partager l'info...



Source

L’immobilier recrute ! Devenez négociateur immobilier ou Conseiller Patrimonial en Immobilier…