Acheter une résidence secondaire à plusieurs

Acheter une résidence secondaire à plusieurs

Au vert ou à la mer, trouver un point de chute est tentant en cette rentrée pour les citadins en mal de bols d’air et d’espace, après les longues semaines de confinement et alors que l’épidémie de Covid-19 s’éternise. D’autant que le télétravail demeure prisé avec la situation sanitaire toujours incertaine.

Après des vacances passées entre amis ou en famille, certains auront même l’idée d’acheter cette résidence secondaire avec des proches, afin de partager les coûts, et surtout des moments de convivialité…

Ce scénario n’est néanmoins pas aussi rose qu’il n’y paraît. Outre le plaisir de la jouissance immédiate, un tel projet doit être pensé, pas réalisé sur un coup de tête, pour éviter les déconvenues. Il convient d’être très au clair avec ses envies avant même de commencer à prospecter. Et de s’assurer que tout le monde est sur la même longueur d’onde.

Risques de frictions

Première étape : s’accorder sur la quote-part financière de chacun. Mieux vaut qu’elle soit égale, il n’y aura ainsi pas de famille majoritaire et cela réduira les risques de frictions.

Parmi les autres questions à poser et se poser : « Quels sont les objectifs de chacun concernant cette détention ? S’envisage-t-elle à court, moyen ou long terme ? Sera-t-il possible de la louer ? Si c’est le cas, qui va gérer la location et qui percevra les revenus locatifs ? », détaille Eric Allouche, directeur exécutif d’ERA immobilier France, soulignant qu’il faut aussi prévoir, dès le début, la répartition des coûts des éventuels futurs travaux.

« Il est très facile d’envisager les choses quand tout le monde s’entend, mais il faut prendre soin, en amont, de se ménager si besoin des portes de sortie. Un des propriétaires peut souhaiter un jour se désengager, ou les relations peuvent se dégrader, rendant impossible la cohabitation », insiste Laurent Libouban, notaire à Nice.

« Aujourd’hui, nous avons parfois beaucoup de mal à démêler l’écheveau de maisons de vacances détenues à plusieurs, témoigne-t-il. J’ai en tête un dossier où cinq couples danois sont propriétaires d’une maison de vacances à Saint-Paul-de-Vence. Pendant des années, ils ont partagé le temps d’occupation mais, alors qu’ils sont aujourd’hui âgés, certains veulent vendre. Le processus est long car il est compliqué de mettre tout le monde d’accord sur la décision de mettre en vente, mais aussi d’obtenir un consensus sur le prix et sur les règles de partage d’une éventuelle plus-value. »

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