le rapport qui entend faire mouche… 1

le rapport qui entend faire mouche…

Concernant les punaises de lit, la Chambre syndicale désinfection, désinsectisation et dératisation a recensé  540 000 interventions en 2019.

Intitulé « La Punaise de lit, un fléau à l’ombre des politiques publiques », un rapport de la députée Cathy Racon-Bouzon (LRM, Bouches-du-Rhône) fait état d’une « recrudescence » récente de ce parasite dans les logements. En cause, notamment, « l’augmentation des déplacements internationaux, du développement des locations saisonnières de type Airbnb, et des échanges de biens d’occasion entre particuliers », explique-t-elle.

La Chambre syndicale désinfection, désinsectisation, dératisation (CS3D) a ainsi recensé « 200 000 interventions en 2017, 400 000 en 2018, et 540 000 en 2019 ».

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Cette chambre professionnelle a créé l’Institut national d’étude et de lutte contre la punaise de lit (Inelp), afin de dispenser la formation certifiante. Initiative opportune, car les témoignages recueillis « font état d’une certaine diversité dans la qualité des prestations effectuées », certaines n’étant « pas à la hauteur de ce que l’on est en droit d’attendre », indique le rapport.

L’élue propose toutefois de modifier la forme juridique de l’Inelp, afin de permettre un « dialogue constant entre les scientifiques et les professionnels du traitement », et de mettre au point une « doctrine nationale d’intervention » qui règle « la question de l’emploi des insecticides ». En effet, constate-t-elle, « le recours à ces solutions chimiques (…) reste la solution de première intervention, voire le mode de traitement unique, pour bon nombre d’entreprises ».

Nocivité des insecticides

Or, les insecticides sont nocifs pour l’homme, et peu efficaces sur les punaises de lit, qui ont développé des résistances. « Les spécialistes, entomologistes ou représentants nationaux des entreprises de la CS3D s’accordent actuellement sur la priorité à donner aux moyens de lutte mécanique (aspiration) et thermique (chauffage et/ou congélation), la chimie ne devant constituer qu’une solution de dernier recours dans des situations spécifiques, ponctuellement et en quantités limitées », rappelle la députée.

Elle demande que des tests soient effectués pour évaluer les limites de la « méthode du chauffage intégral du volume ». Les punaises et leurs œufs ne résistant pas à une température de 45 degrés, le traitement thermique des logements se fonde principalement sur l’utilisation d’appareils à vapeur, qui « balaient » tout ce qui peut constituer une cache – literie, plinthes, tringles à rideaux, réceptacles des prises de courant et des interrupteurs…

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Mais cette méthode est « longue et fastidieuse ». C’est pourquoi « la solution du chauffage intégral du volume (…) pourrait présenter un grand intérêt ».

Il faudrait aussi améliorer la détection des punaises de lit : la détection canine produit d’« excellents résultats ». Mais « elle a aussi ses limites, ses faiblesses et son lot de contre-performances ».

« Le chien doit être impeccablement dressé et son maître capable d’interpréter correctement ses réactions, ce qui prend du temps et coûte de l’argent. » En effet, « le chien se fatigue vite et ne peut être mobilisé trop longtemps, ce qui pose problème dans certaines situations d’infestation massive (par exemple, un immeuble entier d’habitation) ». La détection chimique peut alors être « une piste intéressante, en complément » de la détection canine.

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