HLM : la vente aux locataires va monter en puissance


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C’est un processus long, mais appelé à monter en puissance. Créé en 2018, l’Opérateur national des ventes (ONV) d’Action Logement, doté pour l’heure d’un budget de 666 millions d’euros, s’est vu assigner l’objectif d’acheter en bloc 40.000 logements sociaux en dix ans auprès des bailleurs sociaux. Puis d’assurer le portage financier de ces biens, de les rénover, et de les revendre à leurs occupants à des conditions privilégiées. Avec, à la clef, l’accès à la propriété, à horizon quinze ans, pour 33.000 ménages modestes.

Prix moyen de 110.000 euros

A fin février 2021, les deux premiers appels à manifestation d’intérêt lancés en juillet 2018 et septembre 2019 avaient permis l’acquisition ou la signature de promesses de vente pour 3.433 logements en France, dont près d’un tiers en région parisienne. Mais « nous avons vocation à intervenir partout, en zones tendues comme en zones détendues », souligne le nouveau directeur général de l’ONV, David Labordie. Une enveloppe de 9 millions d’euros a été débloquée pour la réalisation de travaux de rénovation dans les logements acquis. « Il s’agit de présenter à la vente des biens entretenus », poursuit-il.

Pour l’heure, douze ménages occupants de HLM seulement ont pu acheter leur logement – pour un prix moyen de 110.000 euros -, et six promesses ont été signées. Mais David Labordie promet un « décollage » dans les mois à venir, « puisque nous avons 2.253 logements à commercialiser d’ici à la fin du premier semestre 2021 », poursuit-il. En outre, l’ONV a annoncé mercredi le lancement d’un troisième appel à manifestation d’intérêt auprès des bailleurs sociaux qui auraient des biens à vendre, 88 ayant déjà répondu aux deux premiers appels. Ils ont jusqu’au 17 juin pour se porter candidats. « L’ONV est en ordre de marche », affirme-t-il.

Favoriser la construction

S’il favorise l’accession sociale à la propriété, ce dispositif a aussi vocation à permettre aux organismes du secteur de reconstituer leurs fonds propres et de disposer de moyens financiers pour construire de nouveaux HLM. « Il s’agit de soutenir la construction des logements abordables dont notre pays a besoin », souligne le président d’Action Logement Groupe, Bruno Arcadipane, en référence à l’objectif fixé début février par la ministre du Logement, Emmanuelle Wargon, de construire 250.000 logements sociaux en deux ans . « Une vente de logement social correspond à 2,5 logements neufs produits », poursuit-il.

Reste encore à convaincre tous les maires de l’opportunité de ces ventes de HLM. Car comment atteindre les quotas de logements sociaux fixés par l’article 55 de la loi SRU pour un certain nombre de communes, si une partie d’entre eux sortent du parc pour être cédés ? « C’est un frein que nous avons identifié. Mais il faut que les maires sachent que les biens qui nous sont vendus restent encore dix ans dans leurs quotas », insiste David Labordie.

Dans les villes où le foncier est particulièrement rare, cependant, l’argument pourrait ne pas suffire. Ainsi, à Paris, Anne Hidalgo a déjà martelé à plusieurs reprises son opposition à la vente de HLM. « Les logements sociaux que nous vendrions, nous serions incapables de les remplacer à l’intérieur de la capitale », a-t-elle fait valoir. Alors même que Paris a fourni de gros efforts ces dernières années pour respecter les objectifs SRU.


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