Saint-Gobain redressé, Benoît Bazin prend les rênes en juillet


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Saint-Gobain redressé, Benoît Bazin prend les rênes en juillet 1

Publié le 25 févr. 2021 à 18:25Mis à jour le 25 févr. 2021 à 18:50

Une page se tourne chez Saint-Gobain. Le leader mondial des matériaux de construction étant redressé, comme en témoignent les résultats annuels dévoilés jeudi, son PDG, Pierre-André de Chalendar, 62 ans, a annoncé passer le flambeau de la direction générale le 1er juillet à son dauphin, Benoît Bazin, 52 ans. « J’ai embauché Benoît Bazin comme stagiaire en 1992, puis l’ai à nouveau recruté dans le groupe en 1999, quand je dirigeais la branche abrasifs », s’amuse Pierre-André de Chalendar. Le PDG conserve la présidence. « La dissociation des fonctions n’est pas une première, Jean-Louis Beffa est resté président quand je suis devenu directeur général en 2007 », remarque le dirigeant, devenu PDG trois ans plus tard.

Après un passage par différentes branches de Saint-Gobain et sa direction financière, Benoît Bazin a été adoubé numéro deux du groupe en janvier 2019, quand il a été nommé directeur général délégué, chargé de mettre en oeuvre le plan de réorganisation par pays et de transformation du groupe, lancé en novembre 2018, baptisé « Transform & Grow ». C’est un succès, « nous avons terminé Transform & Grow avec un an d’avance et réalisé un second semestre 2020 record », souligne Pierre-André de Chalendar.

Records historiques au second semestre

Outre que le groupe a réalisé 250 millions d’euros d’économies sur l’année, ses ventes ont décollé à partir du second semestre, le confinement ayant fait exploser la demande de rénovation des logements . A change constant, le chiffre d’affaires a baissé de 3,8 % sur l’année 2020, à 38,1 milliards, mais il a grimpé de 4,8 % au second semestre, de 6,4 % au quatrième trimestre et « le début de 2021 est dans la lignée du second semestre. Les marchés de la rénovation sont en pleine forme, et ils représentent 50 % de notre chiffre d’affaires en Europe, voire 60 % en France », souligne le PDG, en reconnaissant que « la crise Covid a renforcé Saint-Gobain et son profil de croissance ».

Cela ne suffit pas à compenser l’impact négatif de la crise sanitaire et, sur l’année, le résultat d’exploitation baisse de 15,8 %, à 2,9 milliards, tandis que le résultat net chute de 67,6 %, à 456 millions. Mais 2021 s’annonce bien, au vu du second semestre 2020, durant lequel, à périmètre et change constants, le résultat d’exploitation semestriel a grimpé de 22 % sur un an, dégageant une marge de 10 % qui constitue un record historique pour le groupe. De même son résultat net courant semestriel est le plus élevé de ses 350 ans d’existence (+24 %, à 1,2 milliard). Le groupe a généré en 2020 plus de 3 milliards d’euros de trésorerie libre, ce qui a ramené son endettement net à 7,2 milliards à la fin de 2020.

Redresser Pont-à-Mousson

Les actifs les moins rentables ont été cédés au profit d’acquisitions qui le sont davantage. Le plan « Transform & Grow » visait à céder pour 3 milliards d’euros de chiffre d’affaires, à fin 2020, les cessions signées en représentent 4,6 milliards. Elles correspondent à des activités à la rentabilité brute d’exploitation moyenne de 3 %. Par contraste, les 13 acquisitions effectuées pour 1,5 milliard incluent l’américain Continental Products, dont les 740 millions de chiffre d’affaires dégagent une marge supérieure à 20 %. Les cessions vont se poursuivre, mais sans objectif chiffré, et celle de Pont-à-Mousson est reportée. « Les conditions de marché ne s’y prêtaient pas, explique Pierre-André de Chalendar. Il n’y a pas de synergies avec le groupe, mais avant de céder, il faut redresser la rentabilité. » Pont-à-Mousson allait mieux en 2019, mais a rechuté en 2020, contrairement à Lapeyre, qui confirme en 2020 son redressement. Saint-Gobain prévoit d’avoir finalisé sa cession d’ici à quelques mois.

Le groupe vise en 2021 une « forte progression de son résultat d’exploitation ». Reste à établir la nouvelle feuille de route. « Il appartient à Benoît Bazin d’élaborer un nouveau plan stratégique, qui sera présenté en octobre », indique Pierre-André de Chalendar.


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