après la Corse, le débat sur le statut de résident rebondit en Bretagne 1

après la Corse, le débat sur le statut de résident rebondit en Bretagne


L'immobilier recrute ! Devenez négociateur immobilier ou partager l'info...


A Saint-Quay-Portrieux (Côtes-d’Armor), en basse saison, en décembre 2019.

Le calme avant la tempête. Jean-Luc Pithois s’y prépare. Dans son village de Saint-Jacut-de-la-Mer (Côtes-d’Armor), charmante presqu’île des bords de la Manche, le nombre d’habitants passe de 906 à 10 000 à l’arrivée de l’été. Le maire (SE), dont la commune compte 63 % de résidents secondaires, s’émeut, un peu dépité : « La population vieillit, nous n’avons pas de locatif à l’année et ça met en péril le maintien de notre école. »

Face à ce constat, quelles solutions ? « Nous n’avons pas le budget pour préempter des biens qui coûtent de plus en plus cher. La loi littoral nous bloque de partout et on a très peu de terres agricoles à acheter », balaye-t-il, tout en sachant que construire à tout-va n’est pas la panacée. Il souffle : « On risque de devenir une maison de retraite à ciel ouvert. »

80 % de résidences secondaires

Des maires dans cette situation, la Bretagne en dénombre sur une bonne partie de ses côtes. En 2017, 13,3 % des logements de la région étaient des résidences secondaires. Sur la côte morbihannaise, ce taux grimpe à 80 % dans des villages comme Arzon. « Un vrai problème pour la vie locale », lâche Nil Caouissin, professeur d’histoire-géographie et de breton, porte-parole de l’Union démocratique bretonne (UDB) et candidat aux régionales sur la liste écologiste Bretagne d’avenir. Depuis quelques semaines, son Manifeste pour un statut de résident en Bretagne (Presses populaires de Bretagne) alimente les discussions.

Sa proposition ? Réserver l’achat d’un bien immobilier dans les zones les plus recherchées aux personnes ayant habité un an dans cette même communauté de communes. Elle est inspirée d’une idée avortée des indépendantistes corses, qui prévoyait un délai de cinq ans de vie sur le territoire pour accéder à l’achat sur l’île. « Construire des lotissements et consommer des terres agricoles, ce n’est pas une solution d’avenir, argumente-t-il. Mon manifeste est une manière de lancer le débat. »

Article réservé à nos abonnés Lire aussi Régionales 2021 : Corse, le grand écart entre spéculation et pauvreté

La quasi-totalité des autres candidats, Isabelle Le Callennec, tête de liste Hissons haut la Bretagne, pour la droite et le centre, Gilles Pennelle (Une Bretagne forte, soutenue par le Rassemblement national) et le président socialiste de la région, Loïg Chesnais-Girard (La Bretagne avec Loïg), s’opposent à l’initiative. « Je suis contre un statut de résident qui engendrerait deux types de citoyens, des Bretons et d’autres, en zone d’attente pour devenir bretons », s’indigne ce dernier.

Il vous reste 56.47% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.


L'immobilier recrute ! Devenez négociateur immobilier ou partager l'info...



Source

Devenez négociateur immobilier ou Conseiller Patrimonial Immobilier …