ce qui change et ne change finalement pas, le 1er novembre 1

ce qui change et ne change finalement pas, le 1er novembre


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Prix du gaz, montants des retraites complémentaires du privé et des pensions agricoles, trêve hivernale, diagnostic de performance énergétique des logements, etc. : le point sur les principaux changements du mois de novembre en matière de finances personnelles.

  • Gaz : une pause dans la hausse des prix

Pour la première fois depuis avril, et seulement pour la seconde fois en dix-sept mois, aucune augmentation des tarifs réglementés du gaz n’est prévue en novembre. Cette stabilité a été annoncée par le premier ministre Jean Castex le 30 septembre, jusqu’au printemps 2022.

Le 1er octobre, l’augmentation mensuelle avait atteint 13,9 % hors taxes, en moyenne. Au total depuis début 2021, ces tarifs ont en moyenne grimpé de 49 % en raison de la « hausse, historique, des prix du gaz sur le marché mondial », a expliqué la Commission de régulation de l’énergie.

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  • Retraite Agirc-Arrco : une revalorisation de 1 %

Ce 1er novembre, les pensions complémentaires des salariés du privé, versées par l’Agirc-Arrco à quelque 13 millions de retraités, augmenteront de 1 %. Ainsi en ont décidé les organisations syndicales et patronales qui pilotent ensemble ce régime. En 2020, un gel avait été acté.

Pourquoi les partenaires sociaux se sont-ils entendus sur une augmentation inférieure à l’inflation – l’Insee prévoyant pour 2021 une hausse de l’indice des prix à la consommation hors tabac de 1,5 % ? En raison de la crise sanitaire et de ses conséquences économiques, qui ont plombé les comptes du régime.

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Ce dernier a en effet accusé un déficit global de 4,1 milliards d’euros en 2020. L’Agirc-Arrco indique que même si elle ne compense pas totalement l’inflation, la revalorisation coûtera 850 millions d’euros par an (le régime a versé environ 83 milliards d’euros de pensions en 2020).

  • Les petites pensions agricoles à 85 % du smic

Que les exploitants agricoles ayant tous leurs trimestres (tous régimes confondus, donc avec le « taux plein ») ne puissent toucher une retraite inférieure à 85 % du smic, à certaines conditions : c’était l’objectif de la loi de juillet 2020 sur la revalorisation des pensions agricoles. La mesure entre en vigueur le 1er novembre ; le taux était jusqu’ici de 75 %.

En pratique, pour atteindre ces 85 %, la Mutualité sociale agricole (MSA) accorde aux personnes concernées des points de retraite complémentaire gratuits (un « complément différentiel de points ») si la pension totale (de base + complémentaire) versée par le régime d’assurance vieillesse des non-salariés agricoles n’atteint pas, sans coup de pouce, 85 % du smic net agricole. Est pris en compte le smic du 1er janvier de l’année du versement, donc jusqu’à fin 2021 la revalorisation d’octobre ne compte pas.

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