Ce qui change le 1er avril pour le budget des ménages

Si la remise sur les prix du carburant, décidée par le gouvernement, a été largement commentée, d’autres mesures passées plus inaperçues, affectant les dépenses et ressources des Français, entrent en vigueur ce 1er avril.

Revalorisation de certaines prestations

Nombre de prestations et de montants augmentent de 1,8 % en avril, en raison de l’inflation. Sont concernés le revenu de solidarité active (RSA), la prime d’activité, l’allocation adulte handicapé (AAH), les prestations familiales (par exemple le complément libre choix du mode de garde et les allocations familiales), les pensions d’invalidité, les rentes accidents du travail-maladies professionnelles (AT-MP), etc. En avril 2021, le taux de revalorisation, également calculé en fonction de l’inflation, était de 0,1 %.

En revanche, à compter de cette année, l’allocation journalière pouvant être versée en cas de congé proche aidant (AJPA) n’est plus revalorisée le 1er avril, puisque son évolution est désormais liée à celle du smic.

Une remise à la pompe

Quinze centimes d’euro hors TVA : c’est le montant de la remise qui doit être accordée à partir de ce 1er avril sur chaque litre de carburant vendu, jusqu’au 31 juillet 2022. Une mesure financée par l’Etat (coût estimé : trois milliards d’euros). Sur le prix payé par le consommateur, cette remise représentera 18 centimes TTC sur le territoire métropolitain, 17 centimes en Corse et 15 centimes en outre-mer, explique Service-public.fr (en raison des différents taux de TVA appliqués selon les territoires).

« En arrivant dans une station-service, le consommateur verra affiché le prix du carburant déjà remisé de 15 centimes hors taxe tant sur les totems [les panneaux à l’entrée des stations] que sur les prix à la pompe », explique le ministère de la transition écologique.

Gaz : les tarifs réglementés restent inchangés

Pour le sixième mois consécutif, les tarifs réglementés du gaz n’évoluent pas ce mois-ci, ils restent fixés à leur niveau d’octobre 2021. La mesure avait été annoncée par le gouvernement en réaction aux hausses de prix exceptionnelles des mois précédents. Un décret prévoit que ce gel dure jusqu’en juin mais une prolongation est envisagée jusqu’à la fin de l’année 2022.

Sans ce gel, ce 1er avril aurait été marqué par une baisse moyenne de 3 % (HT), mais « le niveau moyen des tarifs réglementés de vente au 1er avril 2022 aurait été supérieur de 39,10 % HT, soit 35,30 % TTC par rapport au niveau en vigueur fixé au 1er octobre », selon la Commission de régulation de l’énergie, qui publie chaque mois les tarifs qui auraient été appliqués sans la mesure.

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