Dans les villes-moyennes, la santé révélatrice des commerces de centre-ville


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Vitrines vides, rideaux métalliques baissés… Un syndrome que connaissent beaucoup de villes moyennes en France. D’après les données recueillies par Procos, la Fédération pour la promotion du commerce spécialisé, qui regroupe 300 enseignes, le taux de vacance, c’est-à-dire la proportion de boutiques vides dans les centres-villes de ces agglomérations, y atteignait 13,4 % en 2019, contre 11,9 % pour l’ensemble de la France. La faute, entre autres, au développement du e-commerce, à l’implantation de grandes surfaces et de centres commerciaux en périphérie, et aux difficultés d’accès aux centres-villes.

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« Le commerce est un bon indicateur de l’état de santé d’un territoire », rappelle Arnaud Gasnier, maître de conférences en géographie et aménagement à Le Mans Université et auteur de l’ouvrage Le Commerce dans la ville, entre crise et résilience (Presses universitaires de Rennes, 2019). « Une ville qui perd des commerces est souvent une ville qui n’arrive pas à fixer des industries. »

Rénovation du parc de logements

Pour tenter de stopper l’hémorragie, le gouvernement a dégainé une arme inédite, fin 2017, pour revitaliser le centre de ces villes moyennes : le programme Action cœur de ville. « Un plan d’investissement public de 5 milliards d’euros sur cinq ans dont bénéficient 222 collectivités jouant un rôle de centralité sur leur territoire », explique son directeur, le préfet Rollon Mouchel-Blaisot. L’objectif est clair : « Il s’agit de ramener des habitants, des emplois et des commerces dans le cœur des villes. »

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Comment ? La priorité est d’engager la rénovation du parc de logements. « Plus on proposera une offre de qualité, plus on arrivera à résorber le taux de vacance dans les logements, qui s’élève chez nous à 24 % », détaille Nicolas Gibbe, chef de projet Action cœur de ville à Saint-Quentin, dans l’Aisne. Viennent ensuite l’entretien du patrimoine architectural, le développement des services publics et d’activités tertiaires ou l’amélioration de l’accessibilité.

« Il suffit qu’une municipalité adopte une politique de stationnement trop stricte pour pousser les gens vers la périphérie, souvent plus facile d’accès », souligne Emmanuel Le Roch, délégué général de Procos. Au bout de trois ans, Montbrison (Loire) commence déjà à sentir les premiers effets des actions menées. « Le taux de vacance a chuté de 14 % à 10 % pour le logement et de 15 % à 9 % pour le commerce », indique le maire, Christophe Bazile (DVD). Si ce dispositif ne suffira sans doute pas pour changer la physionomie de tous nos centres-villes, il a au moins le mérite de mettre en lumière leur potentiel, longtemps oublié.


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