Des stocks toujours faibles qui jouent sur la hausse des prix au T4 (Baromètre digital de l’immobilier neuf)


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Des stocks toujours faibles qui jouent sur la hausse des prix au T4 (Baromètre digital de l’immobilier neuf) 1

© franz massard / Adobe Stock

Arkéa Banque entreprises et institutionnels, le groupe Izimmo, l’Institut des constructeurs et promoteurs, Leemo et PriceHubble viennent de publier la seconde édition du Baromètre digital de l’immobilier neuf.

Parmi les principaux enseignements de cette édition, le 4e trimestre 2020 marque une stabilisation des prix du neuf à l’échelle nationale. Les prix ont gagné 1,2 % entre le 3e et le 4e trimestre, et accusent une très légère baisse de 0,9 % par rapport au dernier trimestre 2019.

D’autre part, l’offre et prix restent plus que jamais corrélés, d’après les résultats du baromètre digital de l’immobilier neuf. Dans les zones tendues, une contraction de l’offre s’assortit immanquablement d’une augmentation des prix. À l’inverse, les métropoles et départements ayant réussi à reconstituer leurs stocks affichent une stabilisation (voire une baisse) des prix.

Enfin, la rareté de l’offre est encore accentuée par le retour massif des investisseurs institutionnels, qui délaissent le tertiaire pour miser sur le résidentiel : les stocks de logements neufs accessibles aux particuliers sont encore plus limités.

« Les logements neufs disponibles à la vente continuent à bénéficier d’un véritable effet de rareté : souvent très qualitatifs, dotés d’un espace extérieur, ils ont tout pour séduire les acheteurs qui cherchent depuis le premier confinement plus d’espace, quitte à s’éloigner des centres-villes. Si les prix dans l’ancien marquent le pas, le neuf, du fait de cette rareté de l’offre, continue à avoir une croissance très dynamique », explique Loeiz Bourdic, directeur de PriceHubble France.

L’Eure et l’Isère affichent la meilleure progression des prix moyens au mètre carré

Selon le baromètre, pour le dernier trimestre 2020, l’Eure et l’Isère sont les départements qui affichent la meilleure progression des prix moyens au mètre carré entre les 4es trimestres 2019 et 2020 (+11,7 %), suivies du Pas-de-Calais (+9,9 %) et du Finistère (+9,7 %).

Côté prix, les départements des Alpes-Maritimes (5 790 €/m²), de la Savoie (5 170 €/m²) et de la Haute-Savoie (4 997 €/m²) sont les plus chers au niveau national. À l’inverse, les prix des logements neufs restent plus abordables avec une moyenne des prix de commercialisation aux particuliers sous les 3 000 €/m² dans l’Ardèche (2 637 €/m²), dans la Drôme (2 763 €/m²) et dans l’Aude (2 797 €/m²).

« Au 4e trimestre 2020, près des 2/3 des logements en vente l’étaient dans des départements, hors Île-de-France, qui avaient vu leur offre se tarir sur les 12 derniers mois, affirme Sébastien Le Goascoz, président du groupe Izimmo. Si l’on observe les dynamiques de prix moyens au mètre carré, nous constatons au global une hausse de 1,2 % sur le dernier trimestre, et une légère baisse sur 12 mois (-0,9 %). Ces résultats, relativement hétérogènes d’un département à l’autre, sont le reflet de l’actualité riche en évènements. »

La Seine-Saint-Denis, moteur de l’Île-de-France

Pour les prix moyens des logements ou les prix moyens au mètre carré, la Seine-Saint-Denis affiche une nouvelle fois une très belle dynamique sur une année glissante entre les 4es trimestres 2019 et 2020 : les prix affichés sur un an ont connu une croissance de +12,4 %, pour atteindre un prix moyen au mètre carré de 5 164 €. L’Essonne, à l’inverse, est le seul département d’Île-de-France à marquer une baisse : entre le 4e trimestre 2019 et le 4e trimestre 2020, les prix moyens ont connu une baisse de 2 %.

« L’immobilier résidentiel neuf est plus que jamais une valeur sûre. Le marché francilien a dû faire face à une forte contraction de l’offre nouvelle due aux élections municipales et au premier confinement, mais également à un regain d’intérêt de nombreux investisseurs institutionnels qui ont souhaité diversifier leur exposition bureau/commerce. Tout cela a maintenu un niveau de prix élevé », analyse Aurélien Deleu, directeur du marché immobilier chez Arkéa Banque entreprises et institutionnels.

« En 2020, la région parisienne aura conforté sa place de bon élève dans le classement des régions favorites des investisseurs : une concentration importante de l’offre nationale, des demandes d’investissement en hausse, et cela malgré une augmentation des prix de vente (entre 4 à 5 %) », explique Pierre Lestang, directeur général de Leemo.

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Métropoles : le Grand Paris clôture l’année avec la plus forte hausse

Selon le baromètre, si Lyon était en tête des métropoles les plus dynamiques au 3e trimestre, c’est bien la métropole du Grand Paris qui clôture l’année avec la plus forte hausse (+13,9 %) et détient le record national du prix moyen au mètre carré (7 075 €/m²). Lyon (+8,1 %) et Rennes (+8 %) complètent le trio de tête. À l’inverse, Saint-Étienne (-2,2 %), Dijon (-3,1 %) et Nancy (-4,2 %) finissent 2020 dans le rouge.

« Dynamique de croissance ou baisse relative, les 22 métropoles diffèrent toujours dans leurs résultats, constate Olivier Burot, président de l’ICP. Certaines métropoles confirment une pression à la hausse des prix en raison d’un manque de stocks. D’autres, inversement, font face à une crispation sur les ventes, avec des ménages parfois attentistes et des banques plus frileuses dans la délivrance de crédit immobilier sur un marché où les stocks sont là. »

L’intégralité du baromètre est à retrouver ici.


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