inflation et resserrement du crédit entravent les acheteurs 1

inflation et resserrement du crédit entravent les acheteurs

L’année 2022 marque la fin du boom immobilier et des records de ventes. Leur nombre ne devrait pas dépasser la barre du million, voire celle de 950 000 transactions, soit un bon 20 % de moins qu’en 2021, année qui, certes, rattrapait le retard pris en 2020 à cause de la pandémie. « C’est une accalmie bienvenue, car les prix sont à un palier si haut qu’il atteint la solvabilité de la plupart des acquéreurs », estime Charles Marinakis, président du réseau Century 21 (937 agences), qui publie, lundi 27 juin, son bilan et son analyse du marché immobilier au premier semestre 2022.

Le prix moyen d’une maison, dont le mètre carré est en hausse de 10,4 %, grimpe, désormais, à 290 654 euros, soit 60 000 euros de plus qu’il y a seulement quatre ans : « C’est énorme ! Il faut pouvoir aligner un apport personnel de 55 000 euros, contre 32 000 euros en 2021… Comment financer cette différence ? », s’interroge M. Marinakis. Même constat à propos des appartements, dont le mètre carré s’est renchéri de 7,4 %, et qui coûtent, en moyenne, 240 960 euros alors qu’ils s’en tenaient à 205 000 euros, en 2018.

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Les ventes ralentissent donc depuis mars 2022. Crédit Logement, organisme de caution, enregistrait, en mai, une chute de 14 % du nombre de prêts consentis dans les trois derniers mois, aggravée depuis à 20 % mesurés en juin. « La flambée des prix est derrière nous, estime M. Marinakis, une décélération est en cours, plus significative sur les appartements que sur les maisons pour lesquelles les Français ont toujours de l’appétence. »

Audit énergétique

A Paris, les prix se stabilisent à un haut niveau. Le site MeilleursAgents analyse les annonces de son partenaire SeLoger et observe, sur un an, un recul de 2 % du prix du mètre carré, à 10 170 euros, et de 2,8 % pour les petites surfaces : « Nous avons perdu 18,6 % d’investisseurs dans la capitale, note M. Marinakis, sans doute rebutés par l’interdiction de louer qui menace, à terme, les logements les moins bien notés sur le plan énergétique : les étiquettes F, d’ici à 2025 ; les G, d’ici à 2028 ; et, pour les plus énergivores (au-delà de G, plus de 450 kWh par mètre carré et par an), d’ici au 1er janvier 2023, soit demain. Sans oublier l’obligation, à partir du 1er septembre, de faire réaliser, à chaque vente, un audit énergétique », rappelle-t-il.

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En Ile-de-France, les déménagements de Parisiens qui rallient la Petite et surtout la Grand-Couronne animent le marché et dopent, par exemple, les prix en Seine-et-Marne (14 % de hausse pour les maisons, selon Century21). Dans la plupart des grandes villes, l’inflation reste, selon MeilleursAgents, d’actualité : ils progressent de 5,3 % à Marseille ; 4,6 % à Nice ; 6,5 % à Strasbourg ; 3,7 % à Toulouse et Montpellier. Mais à Lyon, Lille, Bordeaux ou Nantes, les prix se stabilisent.

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