la course aux pavillons à deux pas de Paris 1

la course aux pavillons à deux pas de Paris

Les agences immobilières, depuis quelques années, on ne voit qu’elles ou presque au sortir de la gare de RER Fontenay-sous-Bois, à quelques kilomètres au sud-est de Paris. « Il y a eu un véritable virage en 2018, les médias ont commencé à parler de la ville et les gros réseaux d’agences immobilières se sont implantés », raconte Laurent Cometta. Directeur des agences LC immo de la commune, il travaille ici depuis vingt ans.

Le marché immobilier dans cette commune du Val-de-Marne est pourtant très tendu : « Les terrains pour construire sont très difficiles à trouver et les maisons sont prises d’assaut », constate Christophe Olivier, notaire. « Parmi les communes toutes proches de la capitale, Fontenay-sous-Bois est l’une de celles qui disposent du plus grand nombre de maisons. Juste à côté, à Vincennes, il n’y a presque que des appartements », ajoute-t-il.

Lire aussi Article réservé à nos abonnés Immobilier : Suresnes, la maison à un million d’euros et le « bout de jardin »

Une frénésie qui se ressent sur les prix. En cinq ans, ils ont augmenté de 22 % dans la ville, selon Meilleursagents. Avec une grande disparité selon les quartiers. « Il y a cinq grandes zones immobilières : le Val-de-Fontenay, populaire, avec beaucoup de bureaux et des prix sous les 5 000 euros le mètre carré, le Plateau, où l’on trouve encore quelques pavillons dans les 5 500 euros le mètre carré, les Rigollots, avec de nombreux commerces, autour des 6 000 euros, Le Village, plébiscité pour son côté “province”, à 7 000 euros le mètre carré, et la zone près du bois de Vincennes, où les prix peuvent dépasser les 9 000 euros », précise M. Cometta.

Bonus du quartier Village, sur les hauteurs de la ville : la vue panoramique sur la capitale. De quoi séduire une clientèle de familiale à la recherche d’un appartement, ou d’une maison avec un bout de terrain, dans l’ancien… Ou dans le neuf. Car si elles sont rares, on trouve encore à Fontenay-sous-Bois quelques opérations de promotion, comme la résidence Saint-Germain, du promoteur MDH, dans le Village.

Lire aussi Article réservé à nos abonnés A Etampes, les maisons dopent le marché immobilier

Le projet sera construit sur d’anciens pavillons et doit permettre de réaliser, fin 2023, 35 appartements et deux maisons de ville d’une centaine de mètres carrés. Les prix vont de 6 600 euros à 7 000 euros le mètre carré en TVA à taux plein. La moyenne dans la ville est estimée, dans le neuf, à 6 700 euros par le promoteur Cogedim.

La ligne 1, un serpent de mer

« Mais comme dans l’ancien, il y a de grosses différences de prix entre le Val-de-Fontenay, à 5 800 euros et le bois, où l’on est plutôt à 10 000 euros », précise Matthieu Boniak, directeur commercial Cogedim Paris Métropole, qui commercialise des appartements dans le cadre d’une opération singulière : les Domaines des belles vues.

Il vous reste 35.63% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.

Source

Devenez négociateur immobilier ou Conseiller Patrimonial Immobilier …