La performance énergétique des logements impose une « valeur verte » qui influence leur prix 1

La performance énergétique des logements impose une « valeur verte » qui influence leur prix


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La loi Climat et résilience du 22 août déclare la guerre aux près de 5 millions de passoires thermiques que compte la France, autrement dit les logements énergivores, et a prévu des effets juridiques importants en cas de mauvaise note au diagnostic de performance énergétique (DPE). Les catégories A et B – les meilleures – ne concernent que les logements neufs ou récents, la note D est la médiane et la plus répandue puisque attribuée à 40 % du parc. Quant à E, F et G, elles désignent les « passoires thermiques ».

Dès le 1er août 2022, les propriétaires de bâtiments classés G, s’ils sont loués, ne pourront plus en augmenter le loyer et, à partir de 2025, les proposer à la location ; pour les logements classés F, le couperet de l’interdiction tombera en 2028 ; pour les E, en 2034. La vente de biens classés F et G devra, quant à elle, être accompagnée d’un audit énergétique à compter de 2022.

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Ces nouvelles mesures vont-elles modifier la valeur des biens ? « A sa création, en 2006, le DPE semblait anecdotique, certains professionnels trouvant même curieux d’étiqueter une maison comme un frigo », rappelait MFrédéric Violeau, notaire à Caen, à l’occasion d’une communication au Cercle des managers de l’immobilier, le 16 novembre. Mais aujourd’hui, on change de braquet et la dernière étude sur la “valeur verte”, ainsi qu’on nomme l’impact du DPE sur le prix des logements, met en évidence des écarts de prix approchant 30 % entre deux appartements de même type, l’un noté F ou G, l’autre A ou B. » « L’écart est plus marqué pour les maisons que pour les appartements, et dans les zones froides », précisait-il.

Les notaires, dans une étude publiée en octobre 2021 portant sur les transactions réalisées en 2020, enregistrent 7 % de ventes dans les catégories A et B, 19 % en C, 39 % en D, 24 % en E et 11 % en F et G. Selon eux, une maison située, par exemple, dans la région Grand-Est ou en Bourgogne-Franche-Comté et classée F ou G, vaut 12 % de moins qu’une maison étiquetée D, tandis que, classée A ou B, elle, vaut 11 % de plus.

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Dans les zones tendues, où le coût de l’immobilier est élevé, l’impact de cette valeur verte est, en revanche, nettement plus faible. Ainsi, en Ile-de-France, le prix d’un logement mal noté (F ou G) n’est inférieur que de 2 % à celui de catégorie D et ceux notés A ou B ne sont que de 6 % supérieurs. En Provence-Alpes-Côte d’Azur, les appartements avec étiquette A ou B se vendent au même prix que les D, tandis que F et G sont décotés de 11 %.

Doute sur la fiabilité du système

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