Le secteur multi-family de plus en plus plébiscité en Europe (Savills)


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Le multi-family (ou actifs résidentiels) s’est avéré être le secteur immobilier le plus résilient en Europe en 2020 et le nouvel investissement « core ». Il a en effet connu une hausse de 6 % par rapport à l’an dernier et de 17 % en moyenne sur les cinq dernières années, d’après le Conseil international en immobilier Savills.

Cette croissance est aussi une réalité sur le marché français qui a vu le montant global des investissements résidentiels augmenter de plus de 40 % en un an (source Immostat) atteignant ainsi 5,5 Mds€ en 2020. « Ces résultats laissent présager l’émergence d’une vraie tendance de fond. D’autant que les actifs résidentiels et résidences services devraient aussi bénéficier du phénomène grandissant de reconversion d’immeubles obsolètes, bureaux ou activité, en résidentiel », explique Mathieu Guillebault, Co-directeur Residential Capital Markets chez Savills France.

Selon Savills, la concurrence exacerbée entre investissements immobiliers rentables a fait diminuer les rendements du secteur multi-family ces dernières années. Le rendement prime moyen a ainsi diminué de 120 points de base depuis 2012 pour atteindre un niveau bas record de 3,24 % en 2020. Les rendements prime nets du logement collectif vont ainsi de 2,4 % à Berlin à 5 % à Varsovie, même si la majorité des marchés se situent plutôt entre 3 et 3,5 % d’après le conseil international en immobilier.

« La compétition pour des actifs générant des revenus locatifs immédiats devrait être forte et les prix devraient continuer de monter, en particulier sur les secteurs où l’offre locative ne suffit pas à satisfaire la demande, déclare Mathieu Guillebault. Les stratégies de diversification des investisseurs traditionnels « Bureaux » et l’arrivée de nouveaux acteurs sur ce marché vont soutenir le volume des transactions et faire du multi-family l’un des principaux choix de placements pour les investisseurs immobiliers en Europe. »

Le caractère abordable du logement est un autre aspect important à prendre en compte dans la période de l’après-Covid, d’après Savills. « Les revenus des ménages risquent de souffrir de l’impact négatif de la pandémie sur l’économie et sur l’emploi, ce qui limitera leur capacité à payer des loyers plus élevés. Le déséquilibre entre l’offre et la demande et la forte croissance de la demande locative a poussé les loyers à la hausse ces dernières années. Dans des villes comme Amsterdam, Copenhague, Dublin et Paris, le loyer moyen d’un studio représente déjà le tiers ou plus des revenus du ménage moyen. »

« Cela signifie que le besoin de logements bon marché est élevé, alors que les perspectives de hausse des loyers sont de plus en plus limitées. La crise sanitaire actuelle a démontré que les villes qui offraient un cadre de vie abordable et de qualité étaient plus compétitives, résilientes et attractives pour les gens et pour les entreprises, commente Eri Mitsostergiou, directrice European Research chez Savills. Dans certaines villes comme Amsterdam, Dublin et Madrid, le secteur public travaille avec les investisseurs et promoteurs pour construire des logements moins chers, en particulier en mettant à leur disposition des réserves foncières associées à des incitations à long terme. Le secteur de la promotion et de l’investissement commence aussi à voir les logements abordables comme un secteur leur permettant de générer des revenus stables et d’avoir un impact positif sur la société. »


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