Les chantiers des JO-2024 de Paris dans les starting-blocks 1

Les chantiers des JO-2024 de Paris dans les starting-blocks


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Les travaux du Village des athlètes
© Solideo

Village des Athlètes

Village des Athlètes
© Solideo

Pendant que le monde spécule sur les Jeux olympiques de Tokyo en juillet prochain, les chantiers des JO-2024 de Paris sont dans les starting-blocks notamment en Seine-Saint-Denis, sous la bénédiction des élus et l’oeil vigilant des riverains.

“On est à un moment de bascule”, explique Nicolas Ferrand, directeur général de la Société de livraison des ouvrages olympiques (Solideo), pour qualifier l’année 2021 qui va voir débarquer des dizaines de grues et des milliers d’ouvriers. Tout doit être bouclé pour décembre 2023.

Les travaux du village olympique, pièce maîtresse de 300 000 mètres carrés, situé à Saint-Denis, Saint-Ouen et l’Ile-Saint-Denis, vont débuter en mars. “Les 26 permis de construire ont été obtenus et les ventes ont été signées”, s’est réjoui M. Ferrand, grand ordonnateur de la Solideo, lors d’une conférence de presse cette semaine.

Miracle, le Covid et le premier confinement n’ont fait prendre qu’à peine un mois de retard.

Parmi ce que Nicolas Ferrand qualifie néanmoins de “belle difficulté”: un investisseur canadien partenaire de Vinci s’est envolé en cours de route. 50 202000 mètres carrés de bureaux attendent preneurs en plein milieu du village olympique, qui deviendra un quartier résidentiel en 2025. Un “gros ministère” est sur les rangs pour y installer son administration centrale, une fois les athlètes partis. L’appel d’offre est en cours.

Non loin du village olympique, la construction du tout nouveau centre aquatique olympique, dit “CAO” dans le jargon olympique, va être lancé au printemps.

“Une belle bête”

“Une belle bête!”, commente Patrick Ollier, président LR de la Métropole du Grand Paris, maître d’ouvrage de cette piscine construite par Bouygues, qui recevra plongeon, natation synchronisée et water-polo.

Au total, la Solideo, qui a un budget d’argent public de près d’1,4 milliard d’euros (sur 3,2 milliards environ), supervise 62 ouvrages.

Autre chantier d’ampleur: le village des médias, au nord du département, près de l’aéroport du Bourget. Il sera construit en deux étapes, une partie sera réalisée après les Jeux, avec au total 1 300 logements.

Des associations protestent au motif qu’une partie du parc George Valbon sera amputé. A coup de réunion publique à distance, élus et Solideo, s’emploient à prouver le contraire.

Ainsi le président PS du conseil départemental, Stéphane Troussel, dénonçait le 27 janvier lors d’une telle réunion, qu’il fallait “mettre fin à des informations tronquées qui circulent”. Le Parc “va au contraire être agrandi de 13 hectares!”.

Depuis des années, explique-t-il, le département “se bat auprès du ministère des Armées pour récupérer 13 hectares d’un site pollué”, le terrain bien nommé dit des Essences qui stockait des hydrocarbures, et qui une fois dépollué accueillera les épreuves de tir. “C’est grâce aux Jeux que cette négociation aboutit”, estime-t-il.

“Fraction extrêmement minoritaire”

Des opposants accusent sur le forum élus et Solideo de faire de la promotion immobilière et de sacrifier le Parc. “Non ce n’est pas un village pour investisseur, non ce n’est pas un village pour faire de l’argent”, rétorque en direct, Isabelle Vallentin, la directrice générale adjointe de la Solideo.

De son côté, aux prises avec des contestations autour du carrefour Pleyel et d’un échangeur autoroutier, le maire PS de Saint-Denis, Mathieu Hanotin, ne semble pas inquiet. “Le ressenti qu’on a c’est que cette fraction de gens qui sont contre les JO, elle est extrêmement minoritaire en Seine-Saint-Denis”, expliquait-t-il en marge de la visite du nouveau siège du comité d’organisation des JO (Cojo). Celui-ci vient en effet de poser ses valises à Saint-Denis, quittant le quartier des grands magasins parisiens.

“Ce que l’on constate, c’est qu’il y a entre 40 et 70 personnes à chaque manifestation”, renchérit Nicolas Ferrand.

Dernier coup de chaud en date: des jardiniers d’Aubervilliers qui voient d’un mauvais oeil le déplacement de parcelles en raison de l’arrivée d’une piscine qui servira notamment de bassin d’entraînement pour les JO.

Tous les élus le jurent la main sur le coeur, que ce soit la maire PS de Paris Anne Hidalgo, les élus du 93 ou ceux de la région Ile-de-France: “les JO sont un accélérateur des politiques publiques”.

Ce qui n’empêche pas des chicayas en coulisses, sur fond d’élections à venir. “La maire de Paris veut préempter les Jeux et le Cojo ne veut pas qu’elle préempte les Jeux”, explique ainsi un bon connaisseur du dossier.


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