Les opportunités d'investissement pour 2022, selon BNP Paribas REIM 1

Les opportunités d’investissement pour 2022, selon BNP Paribas REIM


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BNP Paribas REIM a dévoilé son étude biannuelle, « The Lighthouse H2 2021 – European Property Market Outlook », qui se concentre sur la structure économique actuelle, la situation de l’industrie immobilière et des différents secteurs, ainsi que sur les opportunités d’investissement pour l’année 2022 à venir.

« Cette analyse nous montre que les perspectives pour le secteur de l’immobilier sont positives », note Maarten van der Spek, Global Head of Strategy chez BNP Paribas REIM. « La croissance économique est forte et l’inflation est élevée, tandis que les rendements d’obligation sont proches du niveau plancher et devraient rester relativement bas. En parallèle, de nombreux investisseurs institutionnels souhaitent investir davantage dans les actifs immobiliers et dans le privé pour faire face aux taux négatifs ; l’immobilier s’inscrit parfaitement dans cette stratégie. » Et BNP Paribas REIM de tirer huit conclusions :

  • L’inflation sera structurellement plus élevée, au moins jusqu’à 2023

Le rebond économique consécutif à la crise du Covid-19 est fort en Europe, avec une croissance du PIB qui devrait être positive dans tous les pays européens en 2021. En même temps, la crise a provoqué une hausse des prix des matières premières et des coûts de construction, ce qui affecte les prix de développement et donc les loyers, mais il ne devrait pas y avoir une augmentation massive des rendements d’obligation. Le marché de l’immobilier est bien placé pour générer de solides rendements et contribuer positivement aux portefeuilles des investisseurs.

  • Un focus important sur les actifs ESG va faire augmenter les valeurs

Des études ont démontré l’importance de la durabilité écologique et la nécessité pour l’industrie immobilière d’agir rapidement, car davantage de régulations gouvernementales devraient être mises en place afin de réduire l’empreinte carbone des entreprises. Les investisseurs sont de plus en plus nombreux à s’intéresser aux critères ESG et à les intégrer dans leurs stratégies d’investissement car il a été démontré que les actifs durables ont des rendements plus élevés. Le secteur de l’immobilier est confronté au défi de s’adapter et d’offrir des solutions pour pallier cette demande, le stock d’actifs durables ou économes en énergie étant limité. Ce challenge exercera une pression sur les prix mais ouvrira également des opportunités de (re)développement pour les investisseurs.

  • Le secteur de la santé devrait générer le meilleur rendement au cours des 5 prochaines années

Le secteur de la santé semble avoir profité de la crise. Ce secteur est influencé par des tendances économiques et démographiques, comme le vieillissement de la population et l’augmentation des maladies chroniques, qui entraînent une demande accrue des investisseurs. Il devrait surpasser les classes d’actifs plus traditionnelles et bénéficier du rendement total le plus élevé de par les différents produits existants, le manque d’actifs de bonne qualité, des rendements élevés et des loyers en hausse.

  • Le Royaume-Uni devrait surclasser l’Europe continentale

Le Royaume-Uni devrait dépasser le reste de l’Europe au cours des prochaines années, car il figure parmi les marchés les plus performants pour la plupart des secteurs d’actifs, grâce à des rendements relativement élevés et une reprise économique solide.

  • Les entrepôts de détail sont populaires

Les entrepôts, les magasins de bricolage et les retail parks ont affiché la plus forte croissance durant la crise. La part des transactions concernant les entrepôts de détail et les supermarchés a plus que doublé entre 2014 et 2021, pour atteindre 68 % cette année. Contrairement aux centres commerciaux et aux magasins qui ont décliné pendant la crise du Covid-19, les entrepôts de détail vont continuer à offrir une bonne rentabilité grâce à des loyers solides et des rendements élevés.

  • Le bureau est mort, vive le marché des bureaux

Avec les différents confinements et l’utilisation massive du télétravail, l’avenir du rôle du bureau a connu une période d’incertitude, mais l’optimisme est maintenant de mise. L’investissement dans le secteur des bureaux reste le plus élevé avec 30 % du volume total. L’offre de bureaux de qualité est limitée, les loyers sont élevés et les investisseurs restent très intéressés par ce secteur, en particulier par les bureaux « prime ». Désormais, les entreprises se concentreront sur cette typologie d’actifs, situés dans des localisations centrales, disposant d’un bon accès aux transports en commun, qui proposent une large gamme de services et qui répondent aux normes environnementales.

  • Une forte impulsion dans la logistique, mais une modération attendue

Le secteur de la logistique a bénéficié de l’augmentation du recours au e-commerce même si des études ont montré que le taux du e-commerce dans le secteur de la logistique en Europe représentait seulement 25 % au premier semestre 2021. Portés par une forte demande de la part des investisseurs, les rendements ont été sous pression et sont désormais très proches des niveaux du secteur des bureaux. Une forte croissance des loyers est aussi attendue au fur et à mesure que la demande augmente et que l’offre diminue.

  • Les investisseurs souhaitent augmenter leur part d’investissements dans le secteur résidentiel

Les investisseurs institutionnels investissent maintenant plus que jamais dans le secteur résidentiel, stimulés par la résilience démontrée pendant la crise et par le déséquilibre fréquent entre l’offre et la demande. Les cash-flow et les rendements relativement stables associés à une faible volatilité des ralentissements économiques sont intéressants en cette période de crise.


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