les Parisiens s’entichent de Marseille 1

les Parisiens s’entichent de Marseille


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Le quartier du Panier à Marseille, le 16 juillet 2021.

« Aujourd’hui, à Marseille, le marché immobilier se porte plus que bien. » En cette rentrée, la présidente de la chambre des notaires des Bouches-du-Rhône, Gisèle Laveissière, affiche un soulagement teinté d’étonnement. Selon les chiffres arrêtés au 30 juin, le volume des actes de ventes de logements, neuf et ancien confondus, sur douze mois glissants, a augmenté de 13 % dans le département, comparé à 2019. Et les projections sur la fin d’année sont prometteuses. Les prix, eux, grimpent à l’unisson.

A Marseille, l’augmentation globale du mètre carré représente 6 % dans l’ancien et 7,2 % pour le neuf. Mais des quartiers traditionnellement prisés ou en pleine gentrification connaissent des hausses à deux chiffres. Bompard et Endoume (+ 13 %), perles littorales du 7arrondissement, mais aussi le secteur plus excentré de La Fourragère (+ 19,5 %) figurent dans la première catégorie. Les Chutes-Lavies (+ 18 %) en bordure du parc Longchamp (4e) proche de l’hypercentre, ou L’Estaque et son ambiance de petit port (+ 18,7 %), dans la seconde.

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« Marseille, c’est la traduction flagrante des nouveaux comportements après la crise sanitaire », estime Pierre-Armand Samama. Pour ce notaire marseillais, l’achat immobilier reste une valeur refuge financière, mais se double d’une « valeur refuge sanitaire ». « Le fait d’être confiné s’est traduit par un besoin d’avoir plus d’espace, un extérieur, ou simplement de changer de lieu », explique-t-il.

« A l’été 2020, beaucoup de gens sont venus passer leurs vacances dans le Sud-Est. Et ils ont voulu rester. Marseille a la cote et rattrape son retard sur des villes comme Lyon, Bordeaux ou Nantes… », se projette Gisèle Laveissière.

« La Sainte-Trinité, c’est étage élevé, terrasse, vue sur mer »

Dans sa base de données, la chambre a repéré 7,3 % d’acheteurs franciliens en un an. « Avant 2019, ils n’étaient même pas visibles », souligne la présidente des notaires. Des étrangers apparaissent aussi : sur la même période, ils signent 1,4 % des actes d’achats à Marseille. Résultat, « un marché tendu, une pénurie de biens et des ventes sans négociations, voire avec des surenchères », conclut Pierre-Armand Samama.

Derrière son élégant bureau vintage, Anne-Patricia Lesage confirme l’emballement. Terrasses en ville, l’agence qu’elle a cofondée en 2008 et qui traite exclusivement les biens avec extérieur, est assaillie. « On se retrouve pile-poil dans ce que les gens cherchent », constate-t-elle. « La Sainte-Trinité, c’est étage élevé, terrasse, vue sur mer », poursuit l’agente immobilière. Quelques heures plus tôt, un appartement de 65 m2 dans les résidences Pouillon, qui surplombent le Vieux-Port est parti à 10 000 euros du m2. Télétravail oblige, la présence d’un « bureau séparé » devient essentielle. Plus rarement, les acheteurs s’enquièrent du raccordement à la fibre.

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