Les prix immobiliers ne baissent pas, malgré la crise sanitaire (SeLoger) 1

Les prix immobiliers ne baissent pas, malgré la crise sanitaire (SeLoger)


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Vue aérienne de ville
© SeLoger

Après un an de crise sanitaire et de confinements successifs, qui ont fortement impacté les visites de biens immobiliers, on s’attendrait à ce que le marché immobilier souffre et que les prix baissent. Pourtant, selon le baromètre LPI-SeLoger, les prix de l’immobilier ne cessent de grimper ! L’expert immobilier explique pourquoi.  

L’immobilier souffre d’une crise de l’offre de logements

Que les vendeurs se rassurent. Alors qu’ils sont 27 % à craindre une baisse des prix, selon l’étude SeLoger de février 2021, le baromètre LPI-SeLoger indique qu’ils ne cessent de grimper. Sur un an, les prix de l’immobilier progressent de 5,8 % pour atteindre 3 655 €. Une moyenne qui repose sur des hausses plus ou moins fortes selon les régions. L’immobilier à Angers et Metz augmente respectivement de 16,2 % et de 17,2 % sur la période. A Lyon, la hausse atteint 9,2 % et même Paris gagne 3,9 %. Six raisons expliquent cette tendance haussière, qui ne risque pas de s’inverser de sitôt, car rappelons-le, l’immobilier est un marché de temps long.

« Partout sur le territoire, le marché est en insuffisance d’offre, pose Michel Mouillart, économiste et porte-parole du baromètre LPI-SeLoger. La chute de la construction renforce la pénurie locale, qui existait déjà. Peu de villes peuvent prétendre se trouver à l’écart de ces grandes pressions ». Les chiffres parlent d’eux-mêmes : en 2020, seulement 381 600 logements ont été autorisés à la construction l’an passé (-14,7 % sur un an), quand les experts estiment que pour répondre aux besoins de logement des Français, il faudrait en autoriser 500 000 chaque année.

Les vendeurs ne baissent pas les prix de leurs biens

Les acheteurs se reportent donc vers l’ancien, faisant augmenter le nombre potentiel d’acquéreurs pour un bien mis en vente. Voyant les tensions sur le marché, « les vendeurs résistent à la baisse des prix, d’autant que bien souvent, ils souhaitent racheter un logement, ils ont donc besoin de céder leur patrimoine à un tarif élevé, rappelle Quentin Chandelon, fondateur et dirigeant de Chandelon et Associés Immobilier, à Paris.  

Les maires ont rendu leur territoire attractif

Les planètes s’alignent pour certaines villes. Alors que des élus locaux affinent leur stratégie territoriale depuis plusieurs années, les villes moyennes attirent désormais les métropolitains en mal de verdure. « À Orléans par exemple, les élus ont créé des pôles de compétitivité, ils ont fait venir des écoles, des entreprises innovantes… Ils ont amélioré l’image et rendu leur territoire plus attractif », juge Michel Mouillart. Dans cette ville, les prix grimpent ainsi en flèche : +13,4 % sur un an, à 2 567 € du m², selon le baromètre LPI-SeLoger.

Les métropoles plus structurées, qui ont su préserver leur qualité de vie, suivent la même tendance. « Lyon séduit par son cadre de vie très agréable, estime Emmanuel Mulotti, dirigeant de Muldo Immo. Les habitants bénéficient d’une bonne desserte des transports en commun, de nombreux commerces, de verdure, d’activités culturelles… c’est une métropole, mais c’est surtout une ville à taille humaine. Seulement un gros tiers de la population de la métropole vit dans Lyon. » Mais résider intramuros a un coût : 5 623 €/m² (+9,1 % sur un an), selon le baromètre LPI-SeLoger.

Le télétravail nourrit les territoires

Alors que le gouvernement prépare la sortie du confinement et veut redonner la main aux entreprises sur la thématique du télétravail, « la très grande majorité (86 %) des télétravailleurs souhaite [le] poursuivre », indique le Baromètre annuel Télétravail 2021 de Malakoff Humanis et certains ont déjà sauté le pas. Notamment, les Franciliens qui s’éloignent de leur région d’origine et renforcent les tensions sur le marché. « Les déplacements de populations ont toujours existé, mais ils se sont peut-être modifiés sur certains territoires où l’on voit des populations, au pouvoir d’achat plus élevé, arriver. On l’a vu au Pays Basque, on le voit aussi en Bretagne », remarque Michel Mouillart. 

Les Pays de la Loire attirent également ces nouveaux acheteurs. « La clientèle extérieure, composée pour une majorité de Franciliens, fait grimper les prix aussi bien sur l’investissement locatif que sur les résidences principales, assure Laurent Bouly, gérant d’Angers Nestenn. J’ai récemment vendu une maison de 130 m² quartier Pasteur à 450 000 €. En cinq visites, j’ai obtenu trois offres au prix. Deux étaient réalisées par des foyers extérieurs au marché angevin et cette tendance profite aussi à la périphérie d’Angers. »

Les taux d’intérêt des crédits sont bas et soutiennent la demande

1,13 % : c’est le taux moyen octroyé par les banques au premier trimestre 2021 selon l’observatoire crédit logement CSA. « Certains de mes clients estiment que l’argent placé ne rapporte rien, relaie Laurent Bouly. Ils transforment donc leur bas de laine en investissement immobilier. Cette typologie d’acquéreur porte un certain intérêt aux petites surfaces, jusqu’à 20 m², qui se louent facilement aux étudiants ». Ces taux bas incitent donc les acheteurs à rester sur le marché pour investir.

Ainsi, quelque 1 046 000 transactions ont été enregistrées sur un an, à fin février 2021, selon la note de conjoncture des Notaires de France. Ces derniers jugent d’ailleurs que l’appétence des utilisateurs pour le marché immobilier est demeurée forte. Une tendance que l’on retrouve chez SeLoger : « Nous n’avons jamais eu autant de visites sur nos sites. En mars 2021, 61,5 millions de visites ont été enregistrées sur SeLoger et Logic-Immo, un record. La volonté de passage à l’acte se caractérise par une prise de contact avec les agents. Celle-ci a ainsi progressé de 20 % depuis 2019 » complète Séverine Amate, porte-parole du groupe SeLoger.

D’autant que les ménages ont profité des différents confinements pour épargner : 160 milliards d’euros auront été mis de côté en 2020 et 2021 par les foyers français, selon l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE). De quoi aider les candidats à l’accession à bien ficeler leur financement…


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