Les Safer ont (parfois) le droit de préempter des bois - Divers 1

Les Safer ont (parfois) le droit de préempter des bois – Divers


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Les Safer ont un droit de préemption sur les bois

Les Safer ont un droit de préemption sur les bois

Les Safer ont un droit de préemption sur les bois (©AFP)

Si les parcelles de bois en cause sont vendues avec des parcelles cultivées, elles peuvent faire l’objet d’une préemption et d’une rétrocession à un autre que l’acquéreur initial.

(LaVieImmo.com) – Bien que les Sociétés d’aménagement foncier et d’établissement rural (Safer) aient pour mission de réorganiser les exploitations agricoles, elles peuvent parfois préempter des bois. Il suffit, selon la Cour de cassation, que les parcelles de bois en cause soient vendues avec des parcelles cultivées pour qu’elles puissent faire l’objet d’une préemption et d’une rétrocession à un autre que l’acquéreur initial.

Il n’est pas nécessaire que la surface boisée apparaisse négligeable ou secondaire par rapport à la surface totale en cause pour que les bois soient inclus dans la préemption. Il n’est pas non plus nécessaire, ajoutent les juges, qu’un défrichement soit prévu.

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Interdit en principe aux Safer

La question opposait une Safer à un l’acquéreur d’une propriété rurale évincé par la préemption. Ce dernier observait que plus de la moitié de la surface totale en vente était un bois et que la préemption du tout, au prétexte qu’il y avait des parcelles de culture, revenait principalement à préempter un bois, ce qui est en principe interdit aux Safer.

La Cour de cassation a ajouté qu’une parcelle apparaissant comme un bois pouvait ne pas en être un, notamment lorsque le bois a poussé naturellement après l’abandon des cultures. En pareil cas, la parcelle n’a pas forcément perdu sa nature de “culture” pour devenir un “bois” dans le classement administratif qui figure au plan d’urbanisme et au cadastre.

L’acquéreur écarté par la préemption n’a donc pas pu récupérer le bien, n’ayant pas obtenu l’annulation de la préemption et de la rétrocession des champs et des bois à un autre exploitant, considéré par la Safer comme mieux placé.

(Cass. Civ 3, 23.5.2019, Q 18-11.194).

Avec AFP




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