Les taux des crédits immobiliers stables durant l'été (Cafpi) 1

Les taux des crédits immobiliers stables durant l’été (Cafpi)


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 Philippe Taboret
© D.R.

En juillet, Cafpi a obtenu des taux moyens pour ses clients semblables à ceux obtenus en juin : 0,50 % sur 10 ans, 0,68 % sur 15 ans, 0,86 % sur 20 ans et 1,09 % sur 25 ans, analyse le réseau dans un communiqué. Les barèmes proposés par les banques pour le mois d’août restent identiques aux mois précédents pour les meilleurs profils : 0,33 % sur 10 ans, 0,48 % sur 15 ans, 0,63 % sur 20 ans et 0,88 % sur 25 ans. « Avec des indicateurs financiers stables et une politique de la BCE accommodante, les taux de crédits immobiliers sont et resteront stables pour l’ensemble de la période estivale », explique Philippe Taboret, directeur général adjoint de Cafpi.

Une baisse de la demande, normale en cette période, a également été observée en juillet. « L’été reste un temps pour se poser et réfléchir à ses projets de la rentrée. Que ce soit pour l’acquisition d’une résidence principale, secondaire, locative ou de travaux de rénovation, les taux attractifs laissent à penser qu’ils seront réalisables », explique Philippe Taboret, qui imaginent les taux repartir à la hausse — avec la campagne de vaccination et la reprise de la croissance et de l’inflation —, même si celle-ci devrait être contenue.

À cela s’ajoute le risque d’effet ciseaux sur le taux d’usure. En effet, pour Cafpi, les taux d’usure au 4e trimestre (calculés sur les taux pratiqués et très bas des mois de juillet, août et septembre) atteindront des niveaux records. « S’il y a, comme nous nous y attendons, une remontée des taux, cela entraînera l’exclusion d’emprunteurs pourtant solvables, notamment pour ceux présentant des problèmes d’assurance », ajoute Philippe Taboret.  

Les contrôles des banques par l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR), qui vérifie le respect des critères du Haut Conseil de stabilité financière (HCSF), pourraient également entraîner un durcissement de l’accès au crédit immobilier. « Les premiers retours de ces contrôles montrent que certaines banques mutualistes dépassent les 20 % de tolérance, et qu’elles vont devoir resserrer leurs critères d’octroi de crédits immobiliers afin de ne pas être pénalisées », poursuit Philippe Taboret. Ces banques fournissent au marché entre 75 et 80 % des crédits immobiliers, et un durcissement de leurs critères d’octroi pourrait restreindre le robinet du crédit pour la plupart des emprunteurs.


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