Post-coronavirus : l'espace extérieur au logement est devenu un critère important (Idheal) 1

Post-coronavirus : l’espace extérieur au logement est devenu un critère important (Idheal)

© oatawa / Adobe Stock

L’Idheal, l’Institut des hautes études pour l’action dans le logement, présente les résultats de son étude « Aux confins du logement », menée entre le 25 mars et le 5 mai 2020, sur 8 000 répondants.

Selon ses résultats, l’espace intérieur et/ou extérieur est un élément important, celui qui manque le plus aux répondants : « nombre de réponses évoquent l’étroitesse des pièces, le manque de lumière, le besoin ou l’envie de pousser les murs, de sortir, tout en restant chez soi, sur son balcon, sa terrasse ou dans son jardin. Aussi grande soit-elle, au bout de 55 jours, la maison finit par étouffer. Aussi grandes soient la satisfaction et l’affection des Français pour leur logement, la plupart réclame plus de place et une issue vers l’extérieur. Voir dehors, y avoir accès, pouvoir s’y poser ou s’y reposer est un impératif, que l’on soit, ou non, enfermé. »

L’étude révèle aussi que si le logement s’arrête administrativement au pas de la porte, il détermine des réseaux de socialisation, de déplacements et de consommation. Ainsi, on « habite » son quartier et sa ville et avec les autres. « Il est temps que les politiques du logement, menées par des acteurs publics et privés, mais surtout tournées vers la production, prennent davantage en compte ces aspects sociaux et urbains », peut-on lire dans l’étude d’Idheal.

Partir ou rester ?

Lors du confinement national, 11 % des répondants sont partis se confiner ailleurs que dans leur logement dont 18 % à cause de l’étroitesse de leur lieu de vie ; 16 % pour éviter de se retrouver seul.e.s ; 14 % pour être plus proche de la nature ; 14 % pour  se rapprocher de leur famille ; et enfin 14 % pour disposer d’espaces extérieurs au logement. Sur les 89 % des personnes qui n’ont pas quitté leur logement, certains l’ont fait pour ne pas contaminer les autres (32 %) et/ou parce qu’ils se sentaient bien chez eux (30 %).

Bien chez soi ?

Parmi les répondants, 58 % affirment que leur logement leur a permis de mieux vivre cette période. Au contraire, 11 % d’entre eux considèrent que leur logement l’a rendue difficile.

D’après les résultats de l’étude, le calme et le silence sont les principales émotions positives de ce confinement pour 35 % des participants. Toutefois, il est a noté que 74 % de confinés « heureux » habitent des maisons dotées d’un espace extérieur.

Au contraire, parmi ceux qui vivent mal leur logement pendant le confinement, 86 % vivent dans des appartements, dont 66 % sans espaces extérieurs. Le fait de vivre dans des logements collectifs n’a pas nécessairement un impact négatif sur le ressenti, puisque près de 45 % des confinés « heureux » habitent dans ce type d’immeubles. Cependant, quand les répondants attribuent le mauvais ressenti de cette période à leur logement, ils vivent à 92 % dans de l’habitat collectif.

Avec les autres

Si le confinement a parfois pu nous éloigner de nos proches, pour 65 % des répondants l’échange avec les voisins a augmenté. Parmi eux, 10 % ont fait leur connaissance pendant cette période si particulière. Enfin, 55 % d’entre eux affirment que le voisinage leur a permis de mieux vivre le confinement.

Au travail

Selon l’étude, pour télétravailler confortablement, il faudrait modifier les logements : seuls 55 % des répondants déclarent pouvoir s’isoler pour travailler. En moyenne, 1,8 personne occupe le même espace de travail au cours de la journée. Dans 75 % des cas, la pièce dans laquelle les répondants peuvent télétravailler est normalement destinée à un autre usage. On peut notamment noter que 6 % des répondants travaillent dans un bureau dédié ; 69 % travaillent dans leur salon et enfin 14 % d’entre eux travaillent dans une chambre.

Si c’était à refaire ?

Si un confinement devait de nouveau avoir lieu, pour 51 % des participants à l’étude, ils resteraient chez eux. En revanche, s’ils pouvaient modifier leur logement pour un nouveau confinement : 57 % d’entre eux voudraient ajouter un espace extérieur ; 38 % une pièce en plus ; 28 % des mètres carrés supplémentaires.

D’après les résulattas de l’étude, cette période de confinement a convaincu 20 % des répondants de déménager dont 41 % pour disposer d’un espace extérieur, 20 % pour avoir plus de place et enfin, 16 % pour s’éloigner des zones denses.


L'immobilier recrute ! Devenez négociateur immobilier ou partager l'info...



Source

L’immobilier recrute ! Devenez négociateur immobilier ou partager l’info…