Prorogation du PTZ et du Pinel : premières réactions 1

Prorogation du PTZ et du Pinel : premières réactions

Prorogation du PTZ et du Pinel : premières réactions 2

Les premières réactions n’ont pas tardé à la suite de l’adoption, vendredi soir, lors de l’examen du projet de loi de finances 2021 par l’Assemblée nationale de la prorogation des deux principales aides à l’achat d’un logement, le prêt à taux zéro (PTZ) et le dispositif Pinel jusqu’à fin 2022.

La Fédération des Coop’HLM et le réseau Procivis ont décalré « que ce vote constitue un signe positif pour les candidats à l’accession, les collectivités locales et les opérateurs dans un contexte de forte dégradation de l’activité de construction ». Toutefois selon les deux organismes « ce vote ne répond que très imparfaitement aux attentes exprimées lors de la concertation ouverte par madame Emmanuelle Wargon, ministre chargée du Logement début septembre et ne sera pas, en l’état, de nature à soutenir la demande ».

Le réseau Procivis et la Fédération des Coop’HLM demandent au gouvernement et aux parlementaires « de prendre en compte le fruit de cette concertation et de compléter la mesure adoptée, démontrant ainsi leur préoccupation à accompagner les français à revenus modestes dans leur projet d’accession à la propriété et à donner une plus grande visibilité aux acteurs du logement. Ils rappellent que le prêt à taux zéro génère des rentrées fiscales très largement supérieures à son coût pour les finances publics, coût d’ailleurs largement marginal au regard du niveau des taux d’intérêt actuels ».

Enfin, ils rappellent, « avec l’appui de l’Union sociale pour l’habitat (USH) », les propositions déjà présentées au gouvernement, à savoir notamment : « La mise en place pour deux années d’une prime exceptionnelle à l’achat de 15 000 euros pour tout ménage sous plafonds de revenus se portant acquéreur de sa résidence principale dans le neuf sous plafonds de prix et de revenus » et  « L’appui à la production de logements neufs réellement abordables par le soutien aux dispositifs de location-accession (PSLA) et du bail réel solidaire (BRS) qui garantissent un ciblage réellement social et une modération des prix. »

De son côté, la CNCEF Immobilier, a réagit par la voix de son président Didier Kling. Ce dernier, en rappelant que les investisseurs attendent de la stabilité en matière d’immobilier patrimonial, a indiqué que « Cette nouvelle adaptation du dispositif Pinel va donc ralentir la construction de logements dans les zones où la demande locative est forte. D’autant qu’il permet à 50 000 ménages de se loger tous les ans, dans les zones tendues à des prix conventionnés. Il n’est donc pas certain que les effets correctifs souhaités par le gouvernement sur les loyers produisent un résultat, même s’il ne s’agit plus de sa principale préoccupation ».  

Dans son propos Didier Kling s’interroge sur « la réaction des Français qui ont accumulé 100 milliards d’euros en épargne sécurisée au cours du printemps dernier. Lorsque l’on sait que l’investissement dans la pierre est un placement financier au rendement intéressant à long terme pour eux, il est possible de douter qu’ils choisissent de mobiliser leur épargne vers cet actif » et prévient  : « Nous étudierons donc avec attention le dispositif de transition que le gouvernement entend mettre en œuvre en lieu et place du Pinel. »

(Voir également le dans notre rubrique “Point de vue” le texte de Didier Kling président de la CNCEF Immobilier)


L'immobilier recrute ! Devenez négociateur immobilier ou partager l'info...



Source

L’immobilier recrute ! Devenez négociateur immobilier ou partager l’info…