que faire si votre dossier est rejeté ?

Il arrive qu’un acheteur soit contraint de renoncer à son projet d’achat immobilier, faute de financement. « Dix pour cent des clients qui nous contactent ont un dossier trop fragile pour que nous nous en occupions. Parmi ceux que nous traitons, nous avons un taux de refus de la part des banques de l’ordre de 30 % », résume Sylvain Lefèvre, le président de La Centrale de financement. Une déception monumentale pour les candidats à l’emprunt. Car, comme le confirme Ludovic Huzieux, le cofondateur d’Artémis courtage, « il est rare qu’un dossier refusé par un courtier trouve une solution chez un autre ». En effet, ces spécialistes travaillent tous avec les mêmes banques, dont elles connaissent bien les exigences.

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Mais essuyer un refus ne signifie pas qu’il faille jeter l’éponge définitivement. Les chances sont minces pour ceux qui cumulent les difficultés, comme un primo-accédant célibataire sans aucun apport, en contrat à durée déterminée (CDD), dans un secteur économique sinistré.

Cependant, dans de nombreux cas, la frilosité de la banque s’explique avant tout par un taux d’endettement trop proche du seuil fatidique des 35 %. Il ne suffit pas d’un coup de baguette magique pour le réduire, mais cela reste possible. « Il faut jouer sur l’apport : quelques milliers d’euros suffisent parfois à débloquer un dossier », note Pierre Chapon, le cofondateur de Pretto, une plate-forme de recherche de prêt immobilier.

Soigner la présentation

C’est le moment de puiser dans son épargne, notamment son épargne salariale ou son épargne-retraite, puisque l’achat de la résidence principale constitue un motif de déblocage anticipé des fonds. Attention, cependant, à ne pas vider intégralement l’ensemble de vos placements : il est vivement conseillé de conserver un peu d’épargne sur des placements liquides (Livret A, Livret de développement durable et solidaire) afin de faire face aux futures dépenses liées à l’installation.

« De nombreux primo-accédants font appel à la solidarité familiale pour compléter leur apport via une donation des parents ou des grands-parents », précise Cécile Roquelaure, directrice des études d’Empruntis. Cette solution nécessite l’intervention d’un notaire mais quelques semaines suffisent pour la mettre en œuvre. C’est souvent à l’occasion d’un premier refus par les banques que les acheteurs y ont recours.

Si toutes ces cartes ont déjà été épuisées, la seule solution pour contenir le taux d’endettement consiste à revoir son projet à la baisse : « Acheter un peu plus petit ou un peu plus loin pour réduire le montant emprunté », confirme Sylvain Lefèvre.

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