Statu quo des mesures de stabilité financière, reprise « rapide » de l'immobilier (HCSF) 1

Statu quo des mesures de stabilité financière, reprise « rapide » de l’immobilier (HCSF)

Statu quo des mesures de stabilité financière, reprise « rapide » de l'immobilier (HCSF) 2

© Andrey Popov/Fotolia

Face aux conséquences de la crise du Covid-19, le Haut Conseil de stabilité financière (HCSF) a décidé jeudi de maintenir ses principales mesures destinées à préserver la stabilité financière et dit anticiper une reprise « rapide » du marché immobilier.

Parmi ces mesures, celle de « laisser inchangé à 0 % le coussin de fonds propres bancaires contra-cyclique » au vu des “circonstances actuelles et pour soutenir l’offre de crédit aux entreprises, notamment les TPE et PME qui dépendent fortement du financement bancaire », indique le HSCF dans un communiqué.

Le « coussin contra-cyclique » est une réserve supplémentaire de capital à mettre de côté par les banques en cas de retournement de la conjoncture financière.

Ce coussin s’élevait à 0,25 % des fonds propres des banques depuis le 1er juillet 2019, et devait être augmenté à 0,5 % en avril. Conséquence du Covid-19, il a été supprimé dès le 18 mars.

Rappelant que les acteurs financiers français ont abordé cette crise dans une position « solide » avec des réserves de capital renforcées, le Haut Conseil continue d’appeler à « une attitude responsable » les banques et assurances en matière de distribution de dividendes, rachats d’actions et versements de rémunérations variables.

Le HCSF, qui rassemble notamment le ministère de l’Economie et la Banque de France, anticipe par ailleurs « une reprise d’activité rapide » sur le marché immobilier tout en rappelant ses recommandations de prudence dans l’octroi de crédits immobiliers: pas d’emprunt supérieur à une durée de 25 ans et respect d’un taux d’endettement à 33 %.

En toile de fond « les risques pour le système financier restent toutefois à un niveau élevé, compte tenu de l’ampleur des pertes économiques déjà subies et à venir », estime le HCSF, soulignant « l’incertitude » sanitaire et la trajectoire de la reprise.

D’où également le maintien de sa mesure dite « grands risques », en vigueur depuis mai 2018, consistant à réduire l’exposition des grandes banques aux grandes entreprises endettées en limitant leur exposition à ces dernières à un niveau maximum de 5 % de leurs fonds propres éligibles.

Cette mesure vise aussi à faciliter « la mise en oeuvre des dispositifs de soutien au financement des entreprises », explique-t-il.

Sur la possible création d’une structure de défaisance, ou « bad bank », une source proche du HCSF écarte cette option.

« Ce n’est pas à l’ordre du jour actuellement en France (…) le secteur financier est tout a fait à même d’absorber cette crise et même d’accompagner les entreprises françaises dans cette crise en faisant plus de prêts », estime cette même source.


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