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Une nouvelle génération de résidences étudiantes monte en puissance (Xerfi)


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Depuis la rentrée de septembre 2021, la France compte 61 nouvelles résidences étudiantes, portant ainsi son parc à 1 153 unités (152 560 logements) gérées par une soixantaine d’exploitations, selon une étude réalisée par Xerfi. Et depuis cette même rentrée, une nouvelle génération de résidences étudiantes monte en puissance.

L’offre nouvelle génération, largement inspirée du coliving (comme les résidences Kley, Uxco ou Student Factory), intègre des composantes de la colocation (ex : espaces d’échanges et de rencontres, cuisine commune), des espaces de coworking (box, salles de réunion…) et davantage de services (inclus ou à la carte).

« La combinaison des compétences des gestionnaires de résidences, des promoteurs mais aussi des aménageurs et des prestataires de services a permis de faire émerger un concept de résidence étudiante enrichi et doté d’une expérience client diversifiée », détaillent les experts de Xerfi.

Malgré une hausse plus limitée de la population étudiante à partir de 2022, ce nouveau concept de résidence devrait permettre de maintenir le rythme de 60 nouvelles résidences étudiantes mises en exploitation chaque année d’ici 2023 pour atteindre 1 273 unités (pour plus de 168 440 logements).

Vers le « campus augmenté »

Toujours selon l’étude de Xerfi, la crise sanitaire a joué un rôle inattendu d’accélérateur de cette résidence nouvelle génération. Elle répond notamment aux aspirations des étudiants de la génération Z, des investisseurs en quête de produits premium qui apprécient l’émergence de projets plus imposants, des établissements pour lesquels le logement est une pièce maîtresse de la refonte de leurs pédagogies d’apprentissage. Mais aussi des parents et des collectivités territoriales – pour lesquelles c’est un facteur de valorisation et d’attractivité du territoire.

« La résidence étudiante est un partenaire clé du « campus augmenté » tant les établissements d’enseignement supérieur sont rarement en mesure de développer leurs propres capacités d’hébergement (campus, résidences U, résidences étudiantes rattachées à une école). Dès lors, ils sont encouragés à nouer des partenariats avec des gestionnaires, qui garantissent à ces derniers un taux d’occupation plus élevé en contrepartie d’une priorité d’accès ou encore d’une réduction ou gratuité des frais administratifs », expliquent les experts de Xerfi.

Ces résidences étudiantes nouvelle génération « renforcent la pertinence des partenariats avec les établissements d’enseignement supérieur en se positionnant comme des acteurs d’un campus augmenté, porteur de nouvelles formes et pédagogies d’apprentissage, comme par exemple les MOOC et cours à distance ».

Les acteurs privés portent la croissance du marché

Forts du nouvel appui des investisseurs, les acteurs privés commerciaux portent la croissance du marché. C’est notamment le cas de Sergic avec Twenty Campus qui a réinventé son offre en s’appuyant sur une expérience client renforcée, une ambiance améliorée et un produit repensé (conception, services inclus, équipements et emplacements) avec les étudiants. Uxco Group se distingue également, en s’inspirant des projets dédiés au coliving à travers sa marque Ecla Campus pour revisiter son offre de résidences étudiantes. Enfin, Nexity, avec son enseigne co-leader du marché des résidences étudiantes classiques Nexity Studéa, a aussi lancé un vaste plan de rénovation de logements de son parc et déployé un nouveau concept plus adapté aux millenials.

« Ces opérateurs ciblent des académies ayant de forts besoins comme Créteil, Versailles, Montpellier, Bordeaux ou Rennes mais aussi des territoires au potentiel de développement élevé comme Nantes, Lille, Lyon ou la Normandie », ajoutent les experts de Xerfi.

À contrario, les bailleurs sociaux (groupe Action Logement ou le groupe CDC Habitat), les associations gestionnaires pour le compte des bailleurs sociaux (Fac-Habitat ou ARPEJ) ou encore les mutuelles (SMERRA ou MGEL) restent en retrait de ce mouvement. Dans ces conditions, leur poids dans le parc de logements en résidences étudiantes ne cesse de s’éroder (moins de 35 % en 2021).

« La multiplicité de leurs missions et publics ne favorise pas le dynamisme de ces représentants d’une offre basique et classique, très éloignée des standards des résidences nouvelle génération mais qui satisfait une population étudiante aux ressources plus modestes », conclut Xerfi.


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