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Fonds actions : qui résiste au coronavirus ?


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Fonds actions : qui résiste au coronavirus ? 1

Publié le 3 avr. 2020 à 9h44

En Bourse, pas de vaccin contre le coronavirus. « Tous les paris stratégiques sont tombés à l’eau. Même les gestionnaires de fonds les plus prudents sont dans le rouge » explique Jean-Paul Raymond, cofondateur de Quantalys, une fintech spécialisée notamment dans l’analyse boursière. La tempête n’a épargné aucune catégorie, et encore moins le segment des fonds actions. Sur le seul mois de mars 2020, le CAC 40 a encaissé une chute de plus de 25 % de son cours . Une descente aux enfers boursiers à partir de laquelle Quantalys a effectué son tri pour cerner les catégories les plus résilientes et celles qui ont plus souffert.

De l’influence du politique

« Du point de vue des actions par pays, il y a un lien direct entre les mesures sanitaires prises par le pouvoir politique et les réactions des investisseurs » explique Jean-Paul Raymond. Il n’est donc pas surprenant de voir les actions brésiliennes (-36,11 %), russes (-25,51 %) et indiennes (-25,69 %) au fond du gouffre. Le déni affiché par Jair Bolsonaro au Brésil ou les mesures de confinement tardives prises par les dirigeants indiens et russes n’ont donc pas contribué à rassurer les marchés qui ont sanctionné leurs sociétés cotées. « C’est l’ultra court terme qui l’emporte sur les marchés actuellement. Les investisseurs naviguent au gré des décisions politiques » détaille l’analyste.

Le pétrole au fond du puits

Les actions sectorielles « énergies et matières premières » (-23,80 %) paient au prix fort la chute vertigineuse des cours pétroliers. Avec l’économie mondiale à l’arrêt, l’effondrement de la demande mondiale fait descendre les prix si bas que certains producteurs paient leur client pour éviter de stocker leur brut .

Aux avants postes de cette crise, le secteur bancaire et assurantiel paie également un lourd tribut avec des pertes de plus de 20 % sur la période. Si les garanties affichées par la Banque centrale européenne ont pu rassurer les investisseurs, le renoncement aux dividendes continue de les affecter. « L’incertitude des primes que vont devoir verser les assureurs plombe également les actions sectorielles » ajoute Jean-Paul Raymond.

L’immobilier à la peine

Touchées directement par les mesures de confinement , les actions dédiées au secteur immobilier en Europe (-22,91 %) affichent également une perte colossale. La foncière Unibail-Rodamco a ainsi perdu 63 % en Bourse au premier trimestre, plombé par la fermeture des centres commerciaux en Europe.

Même constat du côté des sociétés de la construction avec Eiffage ou encore Saint-Gobain qui accusent des pertes de plus de 30 % en mars. « Cependant, les actifs immobiliers physiques eux résistent bien à la crise. Les OPCI sont en repli de moins de 5 % sur le mois de mars, signe du refuge que constitue toujours la pierre » complète le cofondateur de Quantalys.

Valeur refuge

L’or, autre valeur refuge par excellence , limite la casse. Les actions sectorielles dédiées sont en repli de « seulement » 8,95 %. La crise du coronavirus a également permis à des sociétés de briller aux yeux des investisseurs. Dans l’apathie générale, les actions sectorielles dédiées à la santé et la pharmacie réussissent la performance de perdre moins de 10 %, soutenues par le renforcement des besoins médicaux et l’espoir d’un vaccin contre le Covid-19.Les mesures du confinement ont aussi prouvé l’efficacité du télétravail et la performance des moyens de communication pour soutenir l’économie. Les actions dédiées aux télécoms (-12,34 %) en bénéficient, avec deux fois moins de perte que la plupart des autres actions sectorielles.

Opportunités ?

Dans cette tempête boursière, peut-on saisir quelques opportunités ? « Ce qui est clair c’est que les marchés sont décotés de 30 % », affirme Jean-Paul Raymond. Selon « l’alphabet de la reprise » de l’OCDE, la reprise peut être rapide, en V, ou encore en W, ce qui ce serait synonyme de rechute. Mais aujourd’hui, personne ne s’accorde ni sur la lettre à choisir ni sur les bouleversements futurs que cette crise va entraîner.« Certains jours, les marchés se redressent, mais les investisseurs n’ont pas de vision claire à court ou moyen terme. Le point bas n’a peut-être pas été encore atteint » estime l’analyste. 


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