Immobilier : la Bretagne est-elle encore accessible ?

Immobilier : la Bretagne est-elle encore accessible ?

Immobilier : la Bretagne est-elle encore accessible ? 1

Si la douceur du climat breton fait rêver, il faut disposer d’un joli budget pour accéder aux sites les plus prisés : 645.000 euros à l’Ile-aux-Moines (56), 600.000 euros à Saint-Briac (35), 451. 800 euros à Arradon (56) et 442.000 euros à La Baule (44). C’est le prix de vente moyen pour acheter une maison dans ces communes, les plus cotées de Bretagne.

C’est ce qui ressort du classement des villes, selon le prix de vente médian des maisons anciennes, issu du baromètre des notaires bretons en juin 2020*.

« Comme toujours, nous retrouvons dans ce classement les îles (Ile-aux-Moines), les stations balnéaires prisées (Saint Briac, Arradon, La Baule, Larmor Baden, Pouliguen, Carnac, Pornichet, Larmor Plage, Saint Lunaire, La Trinité, Arzon, Saint Philibert), les grandes villes (Nantes et Rennes) et des communes situées en première couronne de ces grandes villes (Saint Gregoire, Cesson Sévigné, Sautron, Orvault, Pacé) » explique Maître Vincent Lemee, délégué régional à la communication pour les notaires bretons et notaire à Rennes. Il note cependant cette année, l’absence de l’île de Bréhat dans le classement. Une défection qui s’explique uniquement par la pénurie de l’offre : il n’y a tout simplement pas de maisons à vendre.

Côté appartements anciens, le classement est relativement similaire. Quelques autres villes rentrent dans le top 10 que sont Dinard (35), Damgan (56), Quiberon (56), Batz-sur-mer (44), Arzon (56), La Trinité-sur-Mer (56), Pornic (44).

Top des villes bretonnes les plus cotées*

Prime pour les stations balnéaires du sud

« Les stations balnéaires ont toutes en commun d’avoir un marché immobilier secondaire dynamique, d’être prisées par les Franciliens et de compter parmi leurs résidents de nombreux retraités, qui peuvent même être majoritaires dans certaines stations » note Maître Vincent Lemee. Il explique que « les stations balnéaires des Côtes d’Armor sont descendues dans ce classement au profit de stations situées au sud de la région. La proximité, en temps, d’une métropole (Nantes ou Rennes) ou de la région parisienne est également un élément qui favorise la montée des prix. »

En tout cas, comme pour le reste du marché immobilier français, l’activité semble repartir à un bon rythme en Bretagne après le coup d’arrêt brutal dû au confinement. En attestent les résultats d’un sondage réalisé auprès des offices notariaux et les consultations du site notaireetbreton.bzh, qui ont enregistré une hausse de 45 % de l’activité en mai 2020 par rapport à mai 2019.

Profil des acquéreurs

Les acquéreurs de maisons anciennes en Bretagne sont pour 28 % issus de la même commune, 47 % du même département, 5 % de la même région, 7 % venus d’Ile-de-France, 11 % du reste de la France et 2 % de l’étranger.

L’âge médian des acquéreurs de ce type de biens est de 43 ans.

Forte hausse des prix à Rennes et Nantes

Si les prix ont grimpé de façon significative dans plusieurs stations balnéaires, les hausses sont très raisonnables par rapport à celles observées dans les principales villes de la région. « uite la crise de 2008, qui avait fortement impacté le marché secondaire, nous avons pu constater que les prix sur le littoral ont évolué à un rythme plus modéré que dans les villes ou leurs agglomérations » souligne Maître Vincent Lemee. « Le phénomène de métropolisation a également eu une incidence importante sur les prix dans les agglomérations de Rennes et de Nantes » ajoute-t-il.

Ces deux villes ont connu une hausse fulgurante du prix de leur parc immobilier ces dernières années. A Rennes (35), préfecture de la région Bretagne, le prix de vente médian des maisons anciennes (385 000 €) a augmenté de 8,2 % en un an et de 23,7 % en 5 ans. Coté appartements anciens (2 950 €/m2), la hausse est de +12,8 % en 1 an et 25,4 % en 5 ans. La hausse est encore plus spectaculaire à Nantes : les maisons (400 000 €) ont gagné 11,1 % en un an, 37,9 % en 5 ans. Et les appartements (3 290 €/m2), +12,2% en 1 an et +30,1 % en 5 ans. Ces deux agglomérations bénéficient d’une économie dynamique et elles figurent régulièrement dans les palmarès des villes où il fait bon vivre.

Hormis Saint-Brieuc (22), où les prix de l’immobilier stagnent, voire sont en légère baisse, dans les autres préfectures bretonnes que sont Vannes et Brest, les prix se sont également envolés ces dernières années (encadré).

Quelles sont les grandes villes bretonnes les plus dynamiques ?

Vannes (56) : les maisons anciennes (330 000 €) ont gagné 10 % en un an, 33,3 % en 5 ans. Coté appartements anciens (2 730 €/m2), la hausse est de 12,8 % en 1 an et 29,1 % en 5 ans.

Brest (29) : les maisons anciennes (167.400 €) ont gagné 5,3 % en un an, 10,9 % en 5 ans. Coté appartements anciens (1 330 €/m2), la hausse est de 8,3 % en 1 an et de 7,9 % en 5 ans.

Saint Brieuc (22) : les maisons anciennes (prix de vente médian de 125.900 euros) ont perdu -1,7 % en un an, -5,2 en 5 ans. Coté appartements anciens (1.060 euros le m2), la hausse est de +0,7 % en 1 an et +5,3 en 5 ans.

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