La ruée des millennials vers les actions

La ruée des millennials vers les actions

La ruée des millennials vers les actions 1

Oubliez Tinder, Facebook et Instagram ! La nouvelle application à la mode chez les trentenaires américains s’appelle Robinhood – une appli de Bourse en ligne aussi simple qu’un crush. En quelques mois, elle a conquis plus de 13 millions d’investisseurs américains, surtout des novices appartenant à cette génération née entre 1980 et 2000, qui a grandi avec Internet et les smartphones : les millennials. Preuve de son succès, Robinhood enregistre 4,3 millions de transactions par jour, soit plus que les grands courtiers traditionnels. “Les millennials n’ont pas les mêmes réflexes patrimoniaux que leurs parents : ils n’ont pas encore les moyens d’investir dans l’immobilier et se tournent vers la Bourse pour obtenir des gains rapides”, décrypte Basile Devedjian, gérant du fonds Vega Millennials.

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Comprendre l’investissement

En France, Robinhood n’est pas encore disponible, mais une étude de l’Autorité des marchés financiers (AMF), publiée en avril dernier, a constaté une recrudescence d’activité en Bourse en mars et l’arrivée de 150 000 nouveaux investisseurs. Parmi eux, on constate un rajeunissement de dix à quinze a…

nouvelle application à la mode chez les trentenaires américains s’appelle Robinhood – une appli de Bourse en ligne aussi simple qu’un crush. En quelques mois, elle a conquis plus de 13 millions d’investisseurs américains, surtout des novices appartenant à cette génération née entre 1980 et 2000, qui a grandi avec Internet et les smartphones : les millennials. Preuve de son succès, Robinhood enregistre 4,3 millions de transactions par jour, soit plus que les grands courtiers traditionnels. “Les millennials n’ont pas les mêmes réflexes patrimoniaux que leurs parents : ils n’ont pas encore les moyens d’investir dans l’immobilier et se tournent vers la Bourse pour obtenir des gains rapides”, décrypte Basile Devedjian, gérant du fonds Vega Millennials.

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Comprendre l’investissement

En France, Robinhood n’est pas encore disponible, mais une étude de l’Autorité des marchés financiers (AMF), publiée en avril dernier, a constaté une recrudescence d’activité en Bourse en mars et l’arrivée de 150 000 nouveaux investisseurs. Parmi eux, on constate un rajeunissement de dix à quinze ans par rapport à l’âge moyen des habituels “boursicoteurs. “Et cela continue, s’exclame Grégory Guermon­prez, directeur de Fortuneo. Le flot pourrait atteindre les 500 000, voire plus cette année. Une hausse inédite depuis 2000 !”

Les millennials investissent-ils comme leurs aînés ? C’est d’abord une génération qui préfère les valeurs numériques aux grandes industrielles low tech du CAC 40. “Finalement, ils appliquent sans le savoir le conseil de Warren Buffet qui conseille de n’investir que dans les sociétés qu’on comprend”, s’amuse Karl Toussaint du Wast, cofondateur de Netinvestissement : les valeurs Internet, l’e-commerce… Bonne pioche, puisque ce sont les actions qui ont le plus profité de la hausse de la Bourse depuis une dizaine d’années, avec des taux de croissance à deux ou trois chiffres.

Suivre les changements

Et cela reste leurs valeurs préférées, même si les valorisations sont parfois devenues très élevées : “Les millennials sont plus à la recherche de conseils ou d’idées d’investissement sur les transformations sociétales ou économiques que de ratios financiers”, analyse Ambroise Lion, directeur général d’IG France. Nés avec Internet, ils vivent eux-mêmes ces changements et plébiscitent les entreprises qu’ils utilisent au quotidien : Google, Facebook, Amazon ou Apple… “Sur Robinhood, les jeunes investisseurs préfèrent les boîtes qui font le buzz. La plus traitée est, par exemple, Tesla, avec son charismatique patron Elon Musk qui influe sur une immense communauté via les réseaux sociaux”, détaille Basile Devedjian. Avec ses entreprises qui ont à chaque fois bouleversé leur secteur (PayPal, Tesla, SpaceX…), le patron milliardaire est devenu le symbole de la réussite pour les millennials.

“Chez Fortuneo, ces nouveaux actionnaires privilégient tout de même largement le CAC 40, sans doute parce que ces valeurs sont éligibles au PEA”, tempère Grégory Guermonprez. Surtout en mars-avril, lorsque les cours se sont effon­drés de 20 à 30 % en quelques semaines, constituant ainsi des points d’entrée intéressants pour les grandes valeurs françaises. Pendant le confinement, les millennials recherchaient également les valeurs susceptibles de mieux résister à la pandémie de Covid-19 : l’e-commerce comme Amazon ou Zalando, les entreprises de livraison de nourriture à domicile, les géants du Net et des jeux vidéo, Netflix…

Donner du sens

Cette génération est également aux premières loges des nouveaux modes de consommation : la location plutôt que la possession, l’économie circulaire, les énergies renouvelables… Pour leur propre usage, mais aussi pour leur entourage. “Ils veulent donner du sens à leur épargne et comprendre dans quoi ils investissent”, ajoute Karl Toussaint du Wast.

Ils sont donc très sensibles à l’investissement responsable, qui cherche à préserver la planète : ils vont choisir, par exemple, d’investir dans le spécialiste américain des éoliennes Nextera plutôt que dans les majors pétrolières comme Exxon Mobile ou le français Total. Dans la même veine, ils vont s’intéresser aux véhicules électriques : Tesla évidemment, mais aussi la petite entreprise française DBT, qui produit des bornes de recharge rapide. “Pour répondre à cette demande, nous basculons de plus en plus notre gamme de fonds vers le label ISR”, ajoute Frédéric Niel, directeur de la banque de détail d’ING en France. Parmi les valeurs préférées des millennials, Challenges a sélectionné les titres les plus attractifs que vous pouvez acheter pour “rajeunir” votre portefeuille !

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