L'explosion de la demande de rénovation des logements tend les coûts 1

L’explosion de la demande de rénovation des logements tend les coûts


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Publié le 4 nov. 2021 à 15:21Mis à jour le 4 nov. 2021 à 16:00

Les Français rénovent en masse leur habitat, et cela se traduit par une activité de l’artisanat du bâtiment désormais supérieure à son niveau d’avant la crise sanitaire. Déclenchée par le confinement de 2020 , l’explosion de la demande de travaux d’amélioration-entretien des logements s’est poursuivie au troisième trimestre, avec en star des travaux la rénovation énergétique, portée par le succès de MaPrimeRénov .

Le baromètre trimestriel de la Confédération des artisans du bâtiment (Capeb) applaudit « une augmentation de l’activité en entretien-amélioration deux fois supérieure à celle de la construction neuve (+5 % contre +2,5 %) » et en particulier le boom « de la rénovation énergétique des logements, qui progresse de +5,5 %. Ce segment d’activité continue en effet de bénéficier d’un stock important de chantiers ainsi que d’une demande forte des ménages » qui profitent du dispositif MaPrimeRénov’et de l’épargne accumulée pendant les confinements et les différentes restrictions sanitaires pour réaliser des travaux dans leur résidence.

L’amélioration-entretien des logements représente la moitié de l’activité des artisans du bâtiment. Au troisième trimestre, son essor a permis à leur activité totale de dépasser de plus de 2 % son niveau du troisième trimestre 2019, avant le Covid (+4 % sur un an).

« Sur les douze derniers mois, la tendance de croissance annuelle s’élève à +12,2 % et laisse ainsi présager d’une excellente dynamique de croissance en 2021 », se félicite le président de la Capeb Jean-Christophe Repon en estimant que le secteur devrait créer environ 26.000 emplois cette année. Tel que mesuré par l’Insee à ce stade, l’emploi salarié dans la construction d’une manière générale est déjà supérieur de 4,5 % (+64.600 emplois) à son niveau de fin 2019, avant la crise sanitaire.

L’Ile-de-France en retrait

La croissance d’activité s’observe partout en France, mais l’Île-de-France est en deçà de la moyenne nationale (+3 % contre +4 % respectivement), ce qui fait écho aux observations des professionnels de l’immobilier sur un retour en grâce post-confinement des petites villes et de la province. La Capeb note que trois régions se distinguent par une croissance plus forte de l’activité de ses artisans : les Hauts-de-France (+5,5 % sur un an au troisième trimestre), la Bretagne et le Centre-Val de Loire (+5 %).

Prix des travaux en hausse

Reste un bémol : l’inflation des coûts des matériaux et de l’énergie est forte. Selon les relevés Insee du deuxième trimestre, les coûts ont augmenté de + 4,8 % sur un an. Dans le même temps, « les prix [des artisans du bâtiment, NDLR] continuent d’augmenter moins rapidement que les coûts », souligne la Capeb. Ils n’ont en effet augmenté que de 3,8 %.

Par types de travaux, les prix des artisans du bâtiment sont en hausse de plus de 5 % pour la menuiserie (+ 5,7 %), et la couverture (+ 5,5 %), qui remportent la palme. Ils sont suivis de la plâtrerie (+ 4,3 %), la peinture et la vitrerie (+ 3,6 %), et l’installation électrique (+ 3,1 %). Le reste a augmenté de moins de 3 % sur un an, comme la plomberie et l’installation de chauffage/conditionnement (+ 2,9 %) et les travaux de revêtements des sols et des murs (+ 2 %).

Par ailleurs, l’inquiétude subsiste sur l’approvisionnement en matériaux . « Nous sommes régulièrement en contact avec le ministère de l’Economie pour ce qui concerne les difficultés d’approvisionnement que nous rencontrons depuis plusieurs mois », souligne le président de la Capeb.

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