A Paris, « l’effet périphérique » perdure sur les prix de l’immobilier


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A Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine), le 23 mars 2020.

« Le concept du Grand Paris s’installe de plus en plus dans les esprits et les relations entre quartiers limitrophes de Paris et communes attenantes de petite couronne s’intensifient, observe Thierry Delesalle, notaire à Paris. Le boulevard périphérique reste une frontière, mais les Parisiens la franchissent de plus en plus souvent pour devenir propriétaires. »

Thomas Lefebvre, de MeilleursAgents, confirme : « Ils viennent en banlieue chercher la pièce en plus dont ils ont besoin pour télétravailler et, si possible, un balcon ou une terrasse. » Car le mètre carré en proche couronne, à 7 000 euros, est, en moyenne, 30 % moins cher que dans les quartiers parisiens contigus, selon une étude des notaires du Grand Paris, publiée le 28 janvier, qui ausculte les écarts de valeur entre les vingt-six quartiers parisiens et les vingt-trois communes qui cernent la capitale.

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A l’ouest, les communes résidentielles réagissent désormais comme Paris, avec des prix similaires : Neuilly-sur-Seine n’est que de 0,5 % moins chère que le quartier Ternes, alors qu’elle le dépassait de 5 % en 2000. Levallois affiche encore, à 9 940 euros, une décote de 10 % par rapport aux 11 010 euros de Plaine-Monceau, mais celle-ci s’est fortement réduite comparé aux 26 % relevés en 2000. Boulogne-Billancourt, à 8 970 euros le mètre carré, est encore 16 % au-dessous d’Auteuil (10 700 euros), contre 22 % en 2000. Si Paris baisse, elles aussi.

Fossé abyssal

Au sud, Montrouge, à 7 900 euros le mètre carré (contre 10 680 dans le quartier intra-muros Petit-Montrouge), reste 26 % moins onéreux et a comblé une partie de l’écart (39 % en 2000). A l’est, les communes résidentielles de Vincennes, Saint-Mandé et Charenton-le-Pont sont, respectivement, 7 %, 6 % et 15 % moins chères que les secteurs parisiens riverains de Charonne, Bel-Air et Bercy, alors qu’elles les surpassaient en 2000, avec des prix supérieurs de 16 %, 7 % et 1 %.

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Le fossé reste abyssal entre les quartiers populaires de Paris et leurs voisines d’au-delà du périphérique : le prix du mètre carré à La Chapelle et à la Goutte-d’Or (18e arrondissement) a flambé en vingt ans, de 458 % et 470 %, et creusé l’écart avec Saint-Denis et Aubervilliers, qui, elles, n’ont gagné « que » 250 %. La différence de prix est passée de 31 % en 2000 à 57 % en 2020. Il y a donc des réserves de hausse dans ces communes.

Franchir le périphérique à Bagnolet fait gagner 48 % de mètres carrés, contre 40 % en 2000 ; à Pantin, 29 % contre 23 % ; à Ivry-sur-Seine, 42 % contre 39 %. Quatre villes – Montreuil, Vanves, Saint-Ouen et Issy-les-Moulineaux – ont connu une hausse spectaculaire de 500 % en vingt ans, mais conservé le même écart attrayant, de 30 % à 40 %, avec leurs quartiers miroirs que sont Charonne, Saint-Lambert, Epinettes et Javel.


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