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Régulièrement absent dans les débats de toutes les campagnes présidentielles, le logement connaît une petite agitation médiatique à la remise du rapport annuel de la Fondation Abbé Pierre sur le mal-logement et dans l’attente de la matinée organisée mardi prochain par l’Université de la ville de demain portée par la Fondation Palladio.

Principal poste de dépenses des ménages, qui y consacrent en moyenne 20 % de leurs revenus, le logement est devenu le creuset de toutes les inégalités et le reflet de toute l’incapacité politique. Il faut reconnaître que le mal n’est pas franco-français et qu’à ce jour, personne n’a trouvé de solutions magiques tant la matière est complexe.

Ce qui achoppe le plus est bien évidemment la question du prix. Effet de richesse, symbole de la fracture sociale, marqueur de l’attractivité ou de la déshérence d’un territoire… les conséquences de la dynamique des prix sont plurielles. La cause, en revanche, est assez clairement identifiée : le foncier. Ce sera le sujet majeur des Assises nationales du foncier et des territoires que Business Immo co-organise avec le Lifti les 6 et 7 octobre prochains à Nancy.

À qui faut-il imputer la responsabilité de la flambée du foncier ? À l’État, aux collectivités locales, aux entreprises et établissements publics qui ont toujours été dans une logique de vente aux enchères ? Aux propriétaires privés qui veulent légitimement préserver leurs intérêts ? À l’amoncellement de normes qui, in fine, renchérissent le coût du foncier ? Ne cherchons pas le coupable idéal – ils le sont tous quelque part – mais plutôt la solution. Dans une note intitulée « Le logement, bombe sociale à venir », l’essayiste Robin Rivaton ressort une proposition évoquée dans son livre « La Ville pour tous » : collectiviser le foncier. Drôle de suggestion pour un libéral convaincu, mais pas totalement sotte si l’on veut durablement relancer la production de logements et éviter que ce bien de première nécessité ne reste pas une ressource rare.

La méthode est finalement assez simple. Supprimer le recours à la vente aux enchères du foncier public et, pour les propriétaires privés, se servir du droit de préemption qui s’applique aussi bien au bâti qu’au foncier. Une telle mesure serait révolutionnaire, mais surtout une première étape pour rebâtir une politique du logement et refonder complètement un corpus réglementaire et législatif qui libèrerait le foncier, à commencer par celui qui est déjà artificialisé.

Ce programme n’est porté par aucun candidat, quand bien même sa sensibilité serait dite populaire. Tout juste certains appellent à la création d’une sécurité sociale du logement sans piper mot sur son financement ; d’autres qui se prennent pour des juges (ou des justiciers ?) évoquent une « cour d’équité » du foncier ; les plus fourbes, de réserver les logements à leurs électeurs ; la plupart se contentent de promettre la construction de centaines de milliers de logements que chaque édile s’évertuera à défaire sur son territoire. La campagne présidentielle de 2022 ne se gagnera pas sur le logement, estime Robin Rivaton. Mais peut-elle se perdre à cause du logement ?


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