beaucoup de logements concernés mais peu de travaux 1

beaucoup de logements concernés mais peu de travaux

« Nous avons réussi à massifier la rénovation énergétique », se félicitait Emmanuelle Wargon, la ministre du logement et représentante du candidat à la présidentielle Emmanuel Macron, auditionnée, le 9 mars, par les acteurs du logement dont l’Union sociale pour l’habitat qui rassemble les bailleurs sociaux, la Fédération française du bâtiment, l’Association des élus France urbaine et la Fondation Abbé Pierre.

L’Agence nationale de l’habitat (ANAH), chargée de distribuer MaPrimeRénov a, en 2021, accordé 701 190 primes pour un montant de 2,8 milliards d’euros, soit trois fois plus qu’en 2020 et qu’avec le crédit impôt transition énergétique (CITE), supprimé et remplacé, le 1er janvier 2020, par MaPrimRénov’.

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Un tel succès démontre que l’objectif de 700 000 rénovations par an promises par le candidat Emmanuel Macron est donc atteignable et crédible. Autre motif de satisfaction, cette prime profite à 68 % aux ménages modestes et très modestes qui ont perçu en moyenne 3 905 euros, 30 % des foyers aidés ont, eux, des revenus intermédiaires, et perçoivent une prime moyenne de 1 760 euros, et seuls 2 % disposent revenus supérieurs et sont soutenus à hauteur de 1 068 euros. MaPrimeRénov’, reservée dans un premier temps aux foyers modestes, a été étendue, le 1er janvier 2021, à tous les ménages quel que soit leur revenu, ainsi qu’aux bailleurs qui ont ainsi pu améliorer 101 718 appartements. Ce ciblage sur les personnes les plus modestes contraste avec celui du CITE, dont 82 % des montants ont profité aux 50 % les plus aisées.

« MaPrimeRénov’ a manifestement fait bouger les lignes de la rénovation énergétique », confirme Manuel Domergue, chargé d’étude à la Fondation Abbé Pierre, qui regrette toutefois « que les travaux subventionnés se résument à des petits gestes, changement de chaudière ou pose de doubles vitrages, au détriment d’interventions plus ambitieuses et efficaces. Le reste à charge est, en outre, encore trop lourd pour que les habitants aux ressources modestes se lancent dans des rénovations qui coûtent facilement 20 000 à 30 000 euros », estime-t-il.

L’enjeu crucial des passoires thermiques

L’ANAH confirme que 70 % des travaux aidés consistent en des changements de chauffage, poêle et chaudières à granulés, pompe à chaleur… Selon les sondages réalisés parmi les 350 000 bénéficiaires dont les travaux sont achevés, 66 % d’entre eux indiquent que ce coup de pouce a été déterminant pour engager les améliorations et 95 % sont satisfaits et perçoivent un meilleur confort. Mais il est trop tôt pour mesurer les gains en énergie.

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