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ces particuliers qui habitent dans des églises

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Publié aujourd’hui à 02h45

Même le chat de la maison a été choisi en taille XL. Un beau spécimen de maine coon, 5 kilos et 1,20 mètre de long, du museau à la queue. Le matou a beau être le digne représentant de la race la plus imposante des félins domestiques, il n’apparaît pas surdimensionné dans le salon-séjour de 200 mètres carrés et douze mètres de hauteur sous plafond au plus haut. Chez Sophie, quinquagénaire directrice d’un bureau d’ingénierie, il y a de l’espace, beaucoup d’espace et une atmosphère… de cathédrale.

Cette habitation, à Villefranche-sur-Saône (Rhône) est une chapelle désacralisée. Atmosphère de cathédrale et salon de 200 m2… dont profite Sophie, la propriétaire depuis avril 2021. Photo fournie par l’agence immobilière au moment de la mise en vente.

Passé l’imposante porte en bois massif à double battant, la surprise est totale et « la réaction des visiteurs presque toujours la même : “Whaou !” ». Dans l’ancienne nef, la cuisine américaine donne sur la pièce principale, rythmée par des ouvertures en arc de cercle. Un majestueux escalier hélicoïdal en acier mène aux étages supérieurs. Dans le chœur, l’autel a été remplacé par un piano et un gros olivier en pot. Dispersés çà et là, des vestiges de la chapelle, comme un petit bénitier en pierre, se mêlent au mobilier contemporain. Le tout baigné de lumière.

« Lorsque le soleil traverse les vitraux, c’est tout simplement magique. Je ne m’en lasse pas », explique l’heureuse propriétaire d’une ancienne chapelle, au cœur de Villefranche-sur-Saône (Rhône). L’édifice religieux, bâti en 1896, a été vendu une première fois en 2005 à un couple d’architectes qui l’a transformé en habitation, avant de le revendre en 2013. Les propriétaires suivants s’y installent pendant sept ans avant de le remettre sur le marché en août 2020. Sophie, qui n’avait jamais pensé vivre dans une église mais qui recherchait un lieu de caractère, tombe sous le charme. « Dès que je suis entrée, j’ai eu plus qu’un coup de cœur, un appel, une sorte de révélation, se souvient-elle. J’ai su que j’y vivrais. » Un vœu exaucé depuis avril 2021.

« Une poignée de passionnés »

Ce genre d’émotion immobilière, tous les propriétaires de biens atypiques la racontent. Mais plus encore ces acquéreurs qui, chaque année, s’entichent et, souvent, s’endettent pour ces vieilles pierres anciennement sacrées.

Combien sont-ils, ces aventuriers de la voûte, qui se lancent dans un projet qui relève parfois du chemin de croix ? « Une poignée de passionnés qui veulent rénover ou créer un lieu à partir d’une page blanche, affirme Julien Haussy, fondateur du réseau d’agences Espaces atypiques, spécialisé dans la vente de biens de caractère, dont des bâtiments religieux. Chaque année, nous réalisons une vingtaine de transactions, en quelques semaines ou en un an, avec des particuliers qui veulent y habiter ou, pour certains, en faire leur atelier, un lieu d’exposition, ou des gîtes. »

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