Immobilier ancien : revanche des villes moyennes et réajustement à Paris (Century 21)


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Immobilier ancien : revanche des villes moyennes et réajustement à Paris (Century 21) 1

© AdobeStock

Déjà en 2020, une fois le premier confinement passé, l‘immobilier ancien avait fait preuve d’une incroyable vitalité. Celle-ci ne s’est pas démentie au premier trimestre 2021. Selon Century 21, filiale de Nexity, le rythme des ventes s’est même accéléré, dépassant les niveaux enregistrés en 2019, année jusque-là considérée comme exceptionnelle.

Le segment des maisons est particulièrement porteur : +18,2 % par rapport au premier trimestre 2020 (+12,6 % pour les appartements). Dans ce contexte, les prix augmentent : ils s’établissent en moyenne à 2 240€ le m2 pour les maisons (+4,6 %) et 3 703€ pour les appartements (+3,8%). Il s’agit-là de nouveaux records.

C’est la province qui tire le marché vers le haut, il semble qu’une redéfinition du « bien vivre » soit en train de s’écrire : les ménages privilégient les villes moyennes qui gravitent autour des grandes métropoles. Le télétravail réduisant les problématiques de transport, les familles choisissent d’utiliser le prix de vente élevé de leur bien en hypercentre pour acheter quelques kilomètres plus loin un appartement plus spacieux ou une maison avec jardin.

Enveloppe financière importante

Malgré la hausse des prix au m2, la superficie moyenne demeure élevée (116,9 m2 pour les maisons et 59,1 m2 pour les appartements). Être bien chez soi n’a jamais été aussi capital et les ménages n’hésitent pas pour cela à y consacrer une enveloppe financière importante : 255 659€ en moyenne pour l’acquisition d’une maison, 218 730€ pour un appartement. Jamais de telles sommes n’avaient été investies auparavant pour l’achat d’un bien.

Pour ce faire, la quotité de financement par emprunt augmente encore de +3,7 % et atteint 83,3 % de la somme globale investie. La durée de financement s’allonge aussi pour se situer à 21,2 ans en moyenne.

Ces achats ne sont pas tous dédiés à l’acquisition d’une résidence principale : la part qui lui est consacrée diminue même (-1,7 % pour représenter 61,9 % des achats) quand celle des achats destinés aux placements s’envole de +5,4% pour atteindre le niveau historique de 31,5 % des transactions. Attrait du vert, capacité de prolonger les week-ends grâce au télétravail, la part des résidences secondaires augmente de +8,8 % par rapport à l’an passé (elles représentent désormais 6,2% des acquisitions).

Légère baisse des prix à Paris

Paris, dont les prix n’ont cessé de grimper durant les 5 dernières années, a fait l’objet d’un effondrement des ventes en 2020. Depuis le premier trimestre 2021, un réajustement s’opère : les prix ont enfin arrêté de monter. Ils enregistrent même une légère baisse de -3,1 % entre le premier trimestre 2020 et le premier trimestre 2021 (pour s’établir à 10 292€ en moyenne). Cette correction des prix permet au marché de repartir et le nombre de ventes progresse de +6 % par rapport à l’an passé.

Pour pouvoir acheter, les Parisiens sacrifient quelques m2 de superficie (la surface d’un appartement parisien avoisine 49 m2 en moyenne), cela fait conséquemment baisser le montant d’acquisition qui s’établit à 514 140€.

Cette valse à 3 temps est connue : ralentissement de l’activité puis réajustement des prix et retour des volumes de ventes. Il est à prévoir que dans les prochains mois les prix parisiens connaissent une ondulation en plateau : l’activité repartant, les prix risquent à nouveau de remonter, entraînant alors un blocage du marché et une nouvelle correction des prix, tout cela dans une oscillation de faible amplitude.


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