la pandémie de Covid-19 a perturbé de nombreux projets immobiliers

la pandémie de Covid-19 a perturbé de nombreux projets immobiliers

la pandémie de Covid-19 a perturbé de nombreux projets immobiliers 1

Le doute subsiste. Un peu plus de quatre mois après le déconfinement, les ménages naviguent toujours à vue. Ils s’inquiètent de l’évolution du marché immobilier, sur lequel la pandémie due au coronavirus a des conséquences encore difficiles à évaluer. Pour certains, le Covid-19 a littéralement stoppé leurs projets de vie, d’avenir.

« J’avais un projet d’achat, impossible cependant à réaliser pendant le confinement, qui est devenu impossible à réaliser tout court », résume Stéphanie. Fraîchement employée, encore en période d’essai, elle songe à acheter. Mais, deux semaines après le déconfinement, son entreprise la licencie :

« Les perspectives de chiffre d’affaires de mon employeur étant désastreuses, il a coupé les branches faciles à couper et a tout simplement supprimé ce poste nouvellement créé en février. Je ne peux guère lui reprocher, j’aurais fait pareil. »

Son statut change, elle devient persona non grata pour tout organisme de crédit et doit faire une croix sur son projet d’achat.

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Des banques plus réticentes dans l’octroi des prêts

Sonia Corvi et son compagnon veulent déménager pour plus grand, à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine). Il y a un an et demi, ils commencent leurs recherches :

« Nous trouvons enfin en juin un appartement qui nous plaît, à un prix presque raisonnable pour le secteur. Notre offre au prix acceptée, nous mettons tout de suite le nôtre en vente, fin juin. Nous sommes alors confiants, à la fois sur la vente du nôtre et sur l’obtention d’un prêt. »

Mais en juillet et août, leur appartement enregistre très peu de visites. Pareil pour la première semaine de septembre, très calme. Le couple apprend alors que ses demandes de prêts sont refusées « sous prétexte que [les] banques n’examinent plus de nouveau dossier » ou parce qu’elles exigent que leur bien soit déjà vendu pour leur accorder un crédit. Deux salaires, des emplois stables et aucun incident bancaire leur permettaient pourtant de constituer un « bon » dossier, d’après les courtiers.

« Nous sommes vraiment surpris et en colère, nous devons nous rétracter de la promesse de vente. Nous avons estimé que notre projet était devenu trop risqué. Il fallait que nous obtenions un prêt, sans doute arraché dans la douleur, mais également que nous arrivions à vendre notre appartement… »

Sonia Corvi et son compagnon ont donc décidé de mettre leur déménagement entre parenthèses.

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Anna (le prénom a été modifié) et son compagnon, ingénieurs tous les deux, souhaitaient passer de leur appartement d’Elancourt (Yvelines), dont ils sont propriétaires, à une maison. « Notre projet se complique à cause des banques, constate Anna. La simple mention de chômage partiel, même si celui-ci est compensé à 100 % par mon entreprise, a suffi pour m’interdire l’accès à un prêt relais [qui permet de financer l’achat d’un nouveau bien immobilier sans attendre la vente de l’ancien], car j’aurais un profil trop risqué à présent… » La jeune femme estime que « les banques se surprotègent » et rendent son projet « quasi impossible ».

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