le marché des grands appartements familiaux « au calme plat » depuis septembre

le marché des grands appartements familiaux « au calme plat » depuis septembre

le marché des grands appartements familiaux « au calme plat » depuis septembre 1

Si vous êtes à la recherche d’une grande surface à Paris, un coup d’œil sur les annonces suffit : pour la première fois depuis plus de trois ans, vous avez le choix. Quel que soit l’arrondissement, des appartements familiaux – plus de 90 m2 – sont à vendre dans la capitale. Une nouveauté d’autant plus surprenante qu’en janvier, avant la crise sanitaire, les acquéreurs se les disputaient à des prix astronomiques. Mais le premier confinement a inversé la donne, et le second confirme la tendance.

« Depuis septembre, il y a nettement moins d’acheteurs pour les grandes surfaces, et ceux qui restent sont très sélectifs », remarque Nathalie Naccache, directrice des agences Keller Williams-Fortis Immo. Début décembre, les professionnels estimaient que les acquéreurs étaient dix fois moins nombreux qu’un an auparavant. Première explication, « la clientèle étrangère, qui apprécie les grandes surfaces dans l’ouest de la capitale, a disparu avec le premier confinement et elle n’est pas revenue depuis », confie Gérald Tuil, directeur des agences Nestenn Paris 8e, Neuilly et Levallois.

Mais ce retournement de tendance est surtout dû aux familles parisiennes, nombreuses à avoir suspendu leur projet d’agrandissement. Beaucoup, craignant pour leur avenir professionnel, ont retardé leur intention d’acquérir. Enfin, un dernier facteur joue sur la demande : l’accès plus difficile au financement. Même si les taux d’intérêt restent bas, les banques ont drastiquement resserré leurs conditions d’octroi de crédit.

Apport d’au moins 10 %

« Une partie de notre clientèle compte des chefs d’entreprises qui conservent des liquidités pour les réinjecter dans leur société au cas où, et des personnes qui travaillent dans la restauration, le tourisme ou la culture, considérés comme “à risque” », analyse Emmanuel de Poulpiquet, directeur de Féau Marais. En plus, « beaucoup de banques exigent que les emprunteurs aient un reste à vivre plus élevé, c’est-à-dire qu’ils disposent de davantage d’argent une fois leur mensualité réglée », note Sandrine Allonier, porte-parole du courtier Vousfinancer.

Cette condition, doublée d’une exigence d’apport d’au moins 10 %, a mécaniquement fait baisser le nombre d’acheteurs finançables. En octobre, les courtiers en prêts affichaient un taux de refus de 15 %, contre 5 % à la même époque en 2019. En parallèle, les vendeurs semblent ne pas avoir pris conscience de ce retournement, ce qui contribue à gripper le marché.

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