Logement ancien : l’offre continue de se raréfier et les prix de grimper (LPI-SeLoger) 1

Logement ancien : l’offre continue de se raréfier et les prix de grimper (LPI-SeLoger)

Logement ancien : l’offre continue de se raréfier et les prix de grimper (LPI-SeLoger) 2

Evolution des prix dans l’ancien sur un an – octobre 2020
© LPI-SeLoger

Selon le baromètre d’octobre 2020 LPI-SeLoger, la raréfaction de l’offre en logements anciens perdure, partout sur le territoire, et la demande s’est transformée avec le renforcement des difficultés d’accès au crédit des ménages modestes. En septembre, les prix signés (mesurés en niveau annuel glissant) ont alors augmenté de 5,9 % sur un an, contre 4,4 % il y a un an à la même époque. L’accélération de la hausse est donc remarquable et elle se constate autant sur le marché des appartements (5,6 %) que sur celui des maisons (6,3 %). En outre, les offres des vendeurs sont toujours aussi ambitieuses, ne laissant guère se profiler une accalmie sur le front des prix : après l’accès de faiblesse habituel en août, les prix affichés se sont ressaisis en septembre et progressent de 2,1 % (en glissement annuel), contre + 0,1 % il y a un an à la même époque. Rien, pour l’heure, n’annonce donc une baisse générale des prix selon LPI-SeLoger.

La hausse des prix des logements anciens se renforce depuis le début de l’été dans la plupart des grandes villes. La baisse des prix n’est donc plus à l’ordre du jour dans la quasi-totalité des villes de plus de 100 000 habitants alors qu’avant le confinement, en janvier et en février 2020, les prix reculaient encore dans 12 % des grandes villes. Malgré la montée du chômage, les pertes de pouvoir d’achat, le resserrement de l’accès au crédit, la pénurie des biens disponibles à la vente qui s’est renforcée avec la chute de l’activité et le recentrage du marché sur des clientèles plus aisées alimentent l’augmentation des prix. Les prix des appartements anciens progressent ainsi de plus de 10 % sur un an (respectivement de plus de 5 %) dans 28 % des villes de plus de 100 000 habitants (respectivement dans 78 %).

Et dans les grandes villes qui, avant la crise, avaient connu une chute des prix (Bordeaux, Limoges ou Nîmes, par exemple) ou qui souffraient d’une sous-évaluation de la valeur des biens (Orléans, Saint-Etienne ou Toulon, par exemple), la remontée des prix est remarquable. Même sur Paris où le ralentissement de la hausse amorcé dès l’été 2017 s’est poursuivi jusqu’à la fin du printemps, la courbe des prix s’est inversée : avec en septembre, une augmentation de 5,3 % sur un an, contre 4,5 % en juillet dernier. Les prix signés sont donc allègrement repassés au-dessus de 11 000 €/m², pendant que les prix proposés s’affichent en augmentation de 5,5 % sur un an.


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