le plan de relance du gouvernement se heurte aux contraintes locales


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Lundi 17 mai, le premier ministre, prenant acte du « ralentissement structurel de la production de logements neufs » aggravé par la crise sanitaire, annonçait son plan de relance de la construction, « Habiter la France de demain », doté d’un milliard d’euros.

La mesure la plus visible est le doublement du « fonds friches » de subventions aux collectivités locales pour recycler et dépolluer les friches commerciales et industrielles en vue de leur réaménagement, qui passe à 650 millions d’euros. La première version de ce fonds avait, en 2020, connu un succès immédiat, avec 620 dossiers sélectionnés et un potentiel de construction de 101 000 logements, dont 37 000 sociaux.

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L’aide aux maires bâtisseurs, soutien financier de l’Etat pour construire des équipements publics, écoles, parcs, est améliorée par un bonus de 50 % dans les opérations de transformation de bureaux en logements : elle passe donc de 100 à 150 euros par mètre carré. Ce coup de pouce, que le gouvernement avait lui-même supprimé en 2017, a été rétabli en septembre 2020 mais n’a connu, depuis, qu’un succès modeste.

« Situation alarmante »

Au passage, Jean Castex a nommé François Rebsamen, président (PS) de Dijon Métropole, à la tête d’une commission chargée « d’étudier et d’objectiver les freins à la construction de logements du point de vue des collectivités », avec un rapport d’étape prévu en juillet et la remise de conclusions dès septembre. Cette initiative trahit d’ailleurs les doutes du gouvernement sur son propre diagnostic concernant la relance de la construction de logements, ralentie depuis 2017.

Sur douze mois, à fin mars, seuls 384 300 logements ont reçu un permis de construire, soit 15,6 % de moins que lors des douze mois précédents, et 366 000 logements étaient mis en chantier, 3,7 % de moins. Les bonnes années, comme 2017, la production dépassait les 420 000 unités, le nombre de permis délivrés les 500 000… Pire, les reculs les plus dommageables ont touché les zones dites tendues, l’Île-de-France (– 20,5 % de permis de construire en un an, à fin mars 2020), Provence-Alpes-Côte d’Azur (– 21,8 %), Auvergne-Rhône-Alpes (– 21 %).

Le bilan de la production de logements sociaux est tout aussi préoccupant : en 2020, seuls 87 500 agréments ont été délivrés sur l’ensemble du territoire, tandis que l’objectif était de 110 000. « Le résultat est catastrophique en Ile-de-France, avec seulement 20 000 agréments, malgré un objectif de 37 000, et une production qui ne dépasse pas celle de l’année 2006 », alerte Jean-Luc Vidon, président de l’association des bailleurs sociaux franciliens (Aorif) qui, dans un communiqué du 24 mai, dénonce « une situation alarmante, sans signe de reprise pour le moment ».

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