Le secteur de la construction confronté à une pénurie inédite de matériaux


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Un chantier à l’arrêt, à Gennevilliers (Hauts-de-Seine), dans la banlieue de Paris, le 20 avril 2020.

C’est un paradoxe : alors que la construction de logements neufs plonge, les matériaux de chantiers viennent à manquer. Lors d’une conférence de presse, mardi 23 mars, le président de la Fédération française du bâtiment (FFB), Olivier Salleron, alertait sur « la construction neuve en danger », estimant que, « sans relance puissante, 2021 [risquait] de s’achever sur moins de 300 000 logements construits [contre plus de 400 000 pour les années 2015 et 2016], alors que les besoins des Français sont énormes ».

Les chiffres de la construction, publiés mardi 30 mars par le ministère de la cohésion des territoires, le corroborent, qui font état d’une chute de 12,4 % du nombre de permis de construire accordés et de 7,1 % des mises en chantier entre décembre 2020 et février 2021 par rapport aux trois mois précédents.

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Parallèlement, les pénuries de matériaux se multiplient : acier, bois, verre, isolants, de même que certains basiques tels que la plaque de plâtre et le ciment. En outre, les peintures sont en rupture, ce qui cause des retards de livraison, voire des arrêts de chantier. Les prix desdits matériaux, eux, s’enflamment.

Exigences écologiques bas carbone

Depuis décembre 2020, le coût de l’acier s’apprécie de 15 % à 20 % chaque mois : « Nous avons l’habitude des fluctuations [de son] cours, mais pas à ce point, confirme Franck Bernigaud, président de la Fédération des distributeurs de matériaux de construction (FDMC). Sur ce marché mondial, les demandes chinoise et américaine soutiennent les cours, et les aciéries qui ont stoppé leur activité pendant la crise du Covid-19 n’avaient pas anticipé cette vigoureuse reprise. La pénurie est telle que les industriels imposent des quotas que nous devons faire supporter à nos clients », déplore-t-il.

Le même phénomène s’observe dans le bois de structure et de charpente, matériau à la mode parce que répondant aux exigences écologiques bas carbone. La filière française, de surcroît affectée par les épisodes de sécheresse, ne parvient pas à suppléer les fournisseurs leaders allemands et autrichiens, désormais tournés vers leurs clients chinois ou américains, disposés à payer plus cher.

« Un constructeur de Charente-Maritime, qui s’approvisionnait jusqu’ici pour 200 à 300 euros le mètre cube de bois livré sur le chantier, s’est retrouvé en concurrence frontale avec un acheteur américain prêt à payer 700 euros le mètre cube sorti d’usine, faute de bois canadien, devenu trop cher à cause des taxes instituées sous la présidence Trump », raconte Loïc Chapeaux, directeur des affaires économiques, financières et internationales de la FFB.

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