Les organismes HLM solides malgré les économies demandées au secteur 1

Les organismes HLM solides malgré les économies demandées au secteur

Les organismes HLM solides malgré les économies demandées au secteur 2

© Gilles Paire / Adobe Stock

Les bailleurs sociaux restent très largement dans une situation financière solide malgré les économies demandées depuis plusieurs années au monde HLM, a estimé jeudi l’organisme qui contrôle le secteur, jugeant que beaucoup ont trop réduit leurs investissements à cette occasion.

Il n’y a pas de « signes de fragilité systémique » du monde HLM, estime l’Agence nationale de contrôle du logement social (Ancols), dans un rapport établi à partir de son activité de 2019.

Lancée en 2015, l’Ancols a deux grandes missions : contrôler si les bailleurs sociaux respectent leur réglementation et évaluer dans quelle mesure ils répondent efficacement aux besoins en matière de logement.

À ces deux titres, elle s’est concentrée sur les premiers effets des vastes économies demandées au secteur par le gouvernement depuis le début du quinquennat d’Emmanuel Macron.

Celles-ci passent essentiellement par une diminution obligatoire des loyers, qui représentent près d’un milliard d’euros en moins par an pour les bailleurs HLM.

À l’issue de 2019, cette mesure n’avait donc pas mis en danger financièrement le secteur à quelques rares exceptions qui, selon l’Ancols, étaient déjà en difficulté auparavant.

Mais elle a conduit nombre de bailleurs sociaux à revoir à la baisse leurs dépenses, que ce soit pour gérer au quotidien leurs HLM ou, à plus long terme, pour les rénover ou en construire de nouveau.

Pourtant, « leurs marges de manœuvre financière leur permettent de ne pas modifier leurs objectifs initiaux », regrettent l’Ancols, notant toutefois que la période était propice à l’attentisme, car les négociations entre État et HLM se sont poursuivies jusqu’au printemps 2019.

L’organisme réserve, au passage, un chapitre particulier au cas du géant Action Logement, au moment où l’État souhaite réformer cet organisme géré de concert par le patronat et les syndicats.

L’Ancols se montre franchement critique, même si l’agence reconnaît qu’Action Logement mène une activité intense.

Parallèlement à des critiques sur l’organisation du géant, l’Ancols souligne qu’Action Logement n’utilise pas pleinement ses fonds, un reproche déjà fréquemment relayé par le gouvernement.

De son côté, Action Logement estime que c’est largement l’État, via ses membres au conseil d’administration, qui bloque la mise en œuvre de plusieurs mesures, un argument à nouveau présenté par l’organisme dans une réponse à l’Ancols.


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