Les prix de l’assurance habitation vont-ils baisser ?

Durant le confinement, la baisse drastique de l’utilisation des voitures, donc des accidents, donc des dépenses des assureurs, a incité plusieurs compagnies à annoncer des gestes commerciaux pour leurs clients auto. Rien ou presque n’a toutefois été accordé en matière d’assurance habitation.

Si les économies sur les « multirisques habitation » (MRH) ne sont pas de la même ampleur que sur l’assurance auto (l’UFC-Que Choisir estime à 1,8 milliard le gain dans ce domaine), elles ne sont pas minimes, souligne toutefois Antoine Fruchard, fondateur du courtier en ligne Réassurez-moi et auteur d’une étude sur le sujet.

« Nous estimons le gain pour le secteur à 226 millions », rapporte-t-il.

Présence accrue au domicile

En cause : comme pour l’assurance auto, une baisse de la sinistralité, indique l’étude, précisant que les assurés ont déclaré 700 cambriolages et 1 230 dégâts des eaux de moins par jour, en moyenne, durant le confinement.

« Cela s’explique surtout par la présence accrue au domicile des habitants et des voisins, et la possibilité de déceler rapidement les problèmes, comme des fuites d’eau ou des départs de feu, avant qu’ils ne provoquent des dégâts », estime M. Fruchard.

L’étude fait aussi état d’une baisse, logique, des sinistres MRH relevant de la responsabilité civile – celle-ci ne se déclenchant qu’en présence de tiers (exemple : votre bébé casse les lunettes d’un ami durant un repas) et le confinement ayant limité les relations sociales. C’est toutefois pour les dégâts des eaux que l’économie serait la plus forte, 77,1 millions d’euros. Ce poste est celui qui pèse le plus dans les indemnisations « habitation » habituelles (38 %), selon le cabinet Fact & Figures.

Pour aboutir aux 226 millions, Réassurez-moi a estimé la baisse des sinistres déclarés (en comparant les déclarations enregistrées durant le confinement par ses partenaires, sur un demi-million d’assurés, au nombre moyen de sinistres habituel par jour, fourni par la Fédération française de l’assurance, FFA). Puis multiplié le nombre de sinistres « manquants » par le nombre de jours confinés et par l’indemnisation moyenne par type de sinistre (données FFA).

Des impacts durables ?

Certes, admet M. Fruchard, « un effet de report, notamment lié à des sinistres déclarés en retard par ceux qui avaient quitté leur domicile, affectera ces gains, mais au final le bilan devrait rester largement positif ».

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