Six acteurs de l’immobilier publient un baromètre digital de l’immobilier neuf 1

Six acteurs de l’immobilier publient un baromètre digital de l’immobilier neuf

Six acteurs de l’immobilier publient un baromètre digital de l’immobilier neuf 2

© eyetronic / Adobe Stock

Le groupe Izimmo, PriceHubble, l’Institut des Constructeurs et Promoteurs, Arkéa Banque Entreprises et Institutionnels, Radio Immo et Leemo ont lancé la première édition du baromètre digital de l’immobilier neuf. Publié de manière trimestrielle, ce baromètre interactif permet aux promoteurs, investisseurs et constructeurs d’obtenir une vision des prix et des dynamiques de l’immobilier neuf en France, pour une analyse en temps réel.

Son principal enseignement est que la contraction de l’offre disponible induit une forte augmentation des prix dans les zones tendues. L’une des grandes tendances mise en évidence est cet effondrement de l’offre en immobilier neuf pour les particuliers.

« Le deuxième et le troisième trimestres 2020 ont été marqués par une forte augmentation des acquisitions en bloc par des acteurs institutionnels (CDC Habitat, in’li…), affirme Loeiz Bourdic, directeur de PriceHubble France. Ces acquisitions ont permis aux promoteurs d’écouler une partie de leur stock, mais ont en même temps induit une raréfaction de l’offre disponible pour les particuliers, et mécaniquement, une augmentation des prix moyens des biens disponibles à la vente. » Ce phénomène est particulièrement visible dans les zones tendues, comme l’Ile-de-France ou le Rhône.

Pour cette première édition, les Pyrénées-Orientales sont le département qui affiche la meilleure progression des prix moyens au m² entre le 3e trimestre 2019 et 2020 (+19,6 %), suivies du Rhône (+18,8 %) et de l’Ain (+18,1 %). Les départements de Paris (12 994 €/m²), des Hauts-de-Seine (7 672 €/m²) et des Yvelines (6 186 €/m²) sont les plus chers au niveau national.

À l’inverse, les prix restent contenus dans les zones détendues avec une moyenne des prix de commercialisation aux particuliers sous les 3 000€/m² dans la Sarthe (2 850 €/m²), dans la Drôme (2 844 €/m²) et en Ardèche (2 715 €/m²).

« Si l’on observe les dynamiques de prix m² moyens, nous constatons au global des hausses, sur un an, de 1,9 %, mais une baisse de -1,3 % sur un trimestre. Par exemple, le Rhône voit son prix au m² augmenter de près de 19 % en un an, alors que son offre chute de 70 %. Ces résultats sont le reflet de l’actualité riche en évènements : élections municipales, ventes en bloc, crise sanitaire », analyse Sébastien Le Goascoz, président du groupe Izimmo.

La Seine-Saint-Denis dynamise la région Île-de-France

Si l’on observe les prix moyens des logements ou les prix moyens au m², la Seine-Saint-Denis affiche une très belle dynamique entre 2019 et 2020, selon le baromètre. Entre le 3e trimestre 2019 et le 3e trimestre 2020, les prix affichés sur un an ont connu une croissance de +14,6 %, pour atteindre un prix moyen au m² de 5 235€. Le Val d’Oise, à l’inverse, connaît une légère correction : entre le 3e trimestre 2019 et le 3e trimestre 2020, les prix moyens ont connu une baisse de -3,3 %.

À titre de comparaison, le prix moyen des logements neufs commercialisés au 3e trimestre 2020 était de 344 924 € en Seine-Saint-Denis, contre 883 946 € pour la capitale.

« La première couronne demeure très attractive et voit ses prix globalement orientés à la hausse, explique Aurélien Deleu, directeur du marché immobilier chez Arkéa Banque Entreprises et Institutionnels. Le projet du Grand Paris, avec les gares du Grand Paris Express, est structurant et les prix sont encore attractifs si on se projette à long terme, notamment pour la Seine-Saint-Denis qui part d’un prix moyen plus faible que les autres départements à 5 235 €/m². Paris, après avoir atteint des sommets, subit une correction naturelle ces trois derniers mois ».

« Malgré la crise sanitaire, le Grand Paris reste une valeur refuge pour les investisseurs, portée par une solide dynamique et l’intervention récente d’institutionnels, selon Pierre Lestang, directeur général de Leemo. Il est à noter que le faible niveau des taux de crédit participe également à l’engouement pour l’acquisition immobilière ».

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La métropole de Lyon enregistre une très forte hausse des prix

En première place du classement des métropoles, du fait d’une très forte contraction de l’offre disponible aux particuliers en immobilier neuf, Lyon affiche une très forte hausse des prix annoncés entre 2019 et 2020 (+19,8 %) pour atteindre un prix moyen de 5 722 €/m².

Rennes (+14,9 %) et Aix-Marseille-Provence (+10,3 %) complètent le trio de tête. À l’inverse, Saint-Etienne (-0,2 %) et Clermont-Auvergne (-1,2 %) finissent le troisième trimestre dans le rouge. Pour ce qui est du prix moyen au m², le Grand Paris remporte la palme (6 607 €/m² ), suivi de Nice (5 885 €/m²) et Lyon (5 722 €/m²).

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« Les 22 métropoles diffèrent dans leurs résultats : certaines commencent à subir une pression à la hausse des prix en raison d’un manque de stock, qui ne peut que s’accentuer à l’occasion de l’arrêt de projets en cours, de lenteurs des procédures d’urbanisme ou d’un changement de majorité lors des dernières élections municipales, explique Olivier Burot, président de l’ICP. D’autres font face à une crispation sur les ventes avec des ménages parfois attentistes et des banques plus frileuses dans la délivrance de crédit immobilier ».

L’intégralité du baromètre est à retrouver ici. 


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